Présidentielle: à J-19 du premier tour

"Mes comptes de campagne n'ont été contestés par personne". A moins de trois semaines du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a démenti tout financement illégal de sa campagne de 2007, alors que l'affaire Bettencourt a été relancée avec l'incarcération fin mars de Patrice de Maistre, l'ex-conseiller financier de la milliardaire.[Pool/AFP]

"Mes comptes de campagne n'ont été contestés par personne". A moins de trois semaines du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a démenti tout financement illégal de sa campagne de 2007, alors que l'affaire Bettencourt a été relancée avec l'incarcération fin mars de Patrice de Maistre, l'ex-conseiller financier de la milliardaire.

LE FAIT DU JOUR

Dès potron-minet sur Canal +, Nicolas Sarkozy a démenti tout financement illégal de sa campagne électorale de 2007, allant jusqu'à classer l'affaire Bettencourt dans la catégorie "boule puante".

"Comme toujours avant la présidentielle, il y a un certain nombre de boules puantes, c'est classique, ça ne surprend personne, ce n'est pas pour autant que c'est avéré", a-t-il lancé, rappelant que la commission des comptes de campagne avait "certifié ces comptes", ainsi que le Conseil constitutionnel.

Sur une rencontre en 2007 avec André Bettencourt, le mari, aujourd'hui décédé, de Liliane Bettencourt, Nicolas Sarkozy s'est étonné : "la question c'est +est-ce que vous auriez pu rencontrer André Bettencourt ?+ Bien sûr. Quel est le problème, quelle est l'histoire, quelle est l'information ? (...) Je ne sais pas ce que je faisais il y a cinq ans".

L'Express a affirmé lundi, sur la foi du carnet intime de Liliane Bettencourt, que M. Sarkozy avait rencontré M. Bettencourt en février 2007.

Le chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault s'est étonné de cette "incroyable réaction". "Il y a une affaire Bettencourt, Woerth-Bettencourt, elle est instruite par la justice. Dire que c'est des boules puantes, c'est presque une insulte à la justice", a-t-il déclaré.

Le candidat socialiste François Hollande en a profité pour promettre une réforme sur le financement des campagnes électorales, tandis que le candidat centriste François Bayrou a détaillé le projet de loi-cadre sur la moralisation de la vie publique qu'il entend proposer s'il est élu par référendum aux Français le 10 juin, en même temps que les élections législatives.

LES PHRASES DU JOUR

- "Je suis sérieusement de gauche mais je suis pour une gauche sérieuse, celle qui ne décevra pas, celle qui ne déviera pas, celle qui ne se détournera pas de ses engagements" (François Hollande)

- "Comment affirmer qu'on est prêt à présider la France si on n'ose pas affronter un débat public devant les Français?" (François Bayrou sur l'absence de François Hollande au débat télévisé du 16 avril sur France 2)

- "Nous étendrons" la politique de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux "aux grosses collectivités territoriales, qui ont tout à fait la capacité de faire le même effort que l'État" (Nicolas Sarkozy)

- "Je ne tolèrerai pas que puissent s'exprimer au cours d'une manifestation publique organisée sur le sol français les porteurs de messages d'appels à la violence, à la haine, à l'antisémitisme, qui constituent des attaques insupportables contre la dignité humaine et les principes républicains" (Nicolas Sarkozy à propos du congrès de l'UOIF en fin de semaine)

LE SONDAGE DU JOUR

Nicolas Sarkozy (29,5%, +2 points) est donné en tête dans les intentions de vote au 1er tour de l'élection présidentielle devant François Hollande (27,5%, -0,5 point), selon un sondage Ipsos. Au second tour, Hollande l'emporterait avec 55% (+1 pt) des voix, contre 45% (-1 pt) pour le candidat de l'UMP.

LES COULISSES

Sept des dix candidats --tous sauf Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Jacques Cheminade-- ont répondu au questionnaire de 30 millions d'amis sur la cause animale (expérimentation animale, trafics d'animaux, corrida, fourrure, chasse, animaux sauvages dans les cirques...). A consulter sur 30millionsdamis.fr/presidentielle2012.

Eva Joly se rendra bien à Nantes mercredi comme prévu pour un meeting de campagne en soirée mais avec un planning allégé après sa chute sans gravité qui a nécessité une brève hospitalisation lundi.

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