Sarkozy: "président et Premier ministre, pas forcément de la même couleur politique"

Nicolas Sarkozy n'a pas exclu jeudi de présider avec un Premier ministre qui ne soit pas "de la même couleur politique" que lui, estimant même nécessaire, dans le contexte actuel du pays, de "s'ouvrir" et de "construire le rassemblement le plus large"[AFP]

Nicolas Sarkozy n'a pas exclu jeudi de présider avec un Premier ministre qui ne soit pas "de la même couleur politique" que lui, estimant même nécessaire, dans le contexte actuel du pays, de "s'ouvrir" et de "construire le rassemblement le plus large"

"Est-ce que le président et le Premier ministre doivent être forcément de la même couleur politique? Ce n'est inscrit nulle part", a expliqué Nicolas Sarkozy en réponse à une question sur l'hypothèse d'un futur Premier ministre qui ne serait pas issu de l'UMP mais peut-être du MoDem.

"Est-ce-que, dans le contexte de la France après quatre années de crise, avec les choix structurants qu'on a à faire, est-ce-que le rôle du président, le devoir du président est de construire le rassemblement le plus large? La réponse est oui", a-t-il ajouté en plaidant pour "un président qui ne se rétracte pas" mais "doit s'ouvrir".

Interrogé sur le fait de savoir si ce Premier ministre pourrait être François Bayrou, le candidat-président a éludé, avant de s'en prendre à ceux qui attribuent des postes avant que l'élection ne se soit déroulée.

"Sur la question du Premier ministre, je vois que certains de mes amis s'en chargent, a-t-il constaté en référence aux prises de positions de Jean-Pierre Raffarin ou d'Alain juppé qui ont récemment évoqué l'hypothèse de la nomination de François Bayrou à Matignon.

"Mais à ma connaissance, le nomination du Premier ministre, c'est l'affaire du candidat élu, pas des autres", a-t-il souligné.

"Le choix du Premier ministre est un choix qui engage parce qu'on n'est pas trop de deux pour diriger un pays de 65 millions d'habitants. C'est un choix très lourd, très difficile", a-t-il ajouté. "Alors tous ceux qui donnent leur avis, c'est intéressant, sympathique, je les regarde mais je ne suis pas sûr d'en tenir compte", a-t-il lancé.

"Il n'y a rien qui exaspère plus le peuple français que de donner le sentiment qu'on se répartit les postes avant qu'eux aient choisi et que tel ou tel considère que c'est déjà joué", a-t-il fait valoir en pronostiquant "de grandes surprises" dans cette élection.

"Alors, se donner le ridicule de dire qui sera, qui pourrait être Premier ministre ou ministre, je ne le ferai jamais et je désavouerai tous ceux de mes amis qui s'y livreront", a-t-il expliqué en ironisant sur l'attitude du PS en la matière.

"La scène où Mme Royal est déjà présidente de l'Assemblée nationale, elle nous l'a dit. M. Fabius est déjà ministre des Affaires étrangères, M. Hollande est déjà président, M. Sapin est déjà déçu, M. Moscovici est toujours dans le rêve... c'est grotesque et choquant", a-t-il conclu.

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