Bayrou n'a pas de regrets

Le candidat centriste François Bayrou se dit toujours confiant sur ses chances d'accéder au deuxième tour, malgré des sondages en baisse, et affirme n'avoir aucun regret sur le déroulement de sa campagne.[AFP]

Le candidat centriste François Bayrou se dit toujours confiant sur ses chances d'accéder au deuxième tour, malgré des sondages en baisse, et affirme n'avoir aucun regret sur le déroulement de sa campagne.

"C'est une campagne qui se forme, elle n'est pas nouée. En 2002, elle s'est jouée dans les dernières 48 heures, tout peut se passer. Les 17 jours qui restent seront cruciaux", a-t-il déclaré à la presse à l'occasion d'un déplacement dans la Manche.

En baisse dans les sondages qui le placent en cinquième position avec 10% à 12% des voix, François Bayrou a de nouveau affiché son optimisme.

"Je sens un petit basculement. On n'est pas loin que les Français disent: +arrêtez, ce n'est pas sérieux+", a-t-il ajouté, estimant que les Français doutent de la crédibilité des deux favoris Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Interrogé sur le changement de ton de sa campagne plus virulent qu'à ses débuts, le leader centriste a expliqué ne "pas avoir besoin de durcir son propos".

"Mon attitude est inflexible, intransigeante. Je suis dans une absolue clarté, sans compromission avec qui que ce soit. Personne n'a été aussi dur que moi dans l'expression ces dernières années mais je n'aime pas les débordements. J'aime les combats durs, les colères justes", a-t-il résumé.

Sur les appels du pieds de la droite et de la gauche, François Bayrou affirme ne pas être prêt "à succomber aux manoeuvres de ses concurrents".

"Les entourages des deux candidats me sollicitent mais je suis très occupé", a-t-il confié. "J'ai un lien direct avec Nicolas Sarkozy et François Hollande mais nous n'en usons pas durant la campagne", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le déroulement de sa campagne qui l'a vu grimper jusqu'à 15% après le lancement de son "Produire en France", le patron du MoDem affirme ne rien regretter.

"On a dit ce qu'il fallait dire, pris les positions qu'il fallait prendre. On a jamais été à côté de la réalité. Je ne suis ni fatigué ni dans l'interrogation mais au contraire pleinement engagé et mobilisé".

"L'idée que je passerais du temps devant mon miroir en me disant: qu'est-ce-que j'aurais pu mieux faire, n'est pas l'idée d'un homme d'action", a-t-il expliqué.

Quand aux sondages, François Bayrou explique avoir fait toute sa vie publique sans en tenir compte. "Et je ne le regrette pas, car c'est la seule façon d'avoir une ligne repérable dans le temps", a-t-il dit.

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