Aubry veut couper court aux critiques

Martine Aubry a tenté mercredi de couper court aux critiques sur sa succession à la tête du PS, pendant que les deux prétendants, Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis, engrangeaient des soutiens pour faire pencher la balance dans la dernière ligne droite.[AFP] Martine Aubry a tenté mercredi de couper court aux critiques sur sa succession à la tête du PS, pendant que les deux prétendants, Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis, engrangeaient des soutiens pour faire pencher la balance dans la dernière ligne droite.[AFP]

Martine Aubry a tenté mercredi de couper court aux critiques sur sa succession à la tête du PS, pendant que les deux prétendants, Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis, engrangeaient des soutiens pour faire pencher la balance dans la dernière ligne droite.

"J'entends dire que je choisis toute seule dans mon bureau, eh bien non (...) Je continue - et là, je suis arrivée pratiquement au bout - à entendre chacun", a lancé la maire de Lille, en souhaitant que "notre candidat au premier secrétariat soit choisi par un consensus général".

Affichant sa confiance et évoquant sans détour son départ de la direction du PS, Martine Aubry a assuré que "les choses vont bien se passer et moi j'en suis ravie, parce que cela veut dire que je laisserai le Parti socialiste sur de bons rails et dans de bonnes mains".

La discrétion paraissait prévaloir mercredi dans l'entourage de la première secrétaire où l'on indiquait seulement que Martine Aubry poursuivait ses entretiens en vue du Conseil national (le "parlement" du parti), le 12 septembre, soit dans une semaine, qui prendra acte des motions devant être soumises ensuite au vote des militants.

Le nom du premier signataire de la motion "majoritaire", concoctée par Martine Aubry et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, fournira une indication très nette aux militants sur les préférences de Mme Aubry sur sa succession.

"J'attends que Martine Aubry nous fasse des propositions", a déclaré à l'AFP le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux.

"Je me dis que le choix qui va être le sien, elle y travaille en ce moment, doit avoir l'assise la plus large possible (...) et la légitimité la plus forte", a-t-il ajouté.

Pour ce proche de François Hollande, la bronca qui se poursuit de la part de plusieurs ténors PS face à un processus de désignation trop verrouillé à leurs yeux, ne représente qu'une "posture tactique" pour essayer de "faire vivre une minorité" au sein du parti.

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, membre de l'aile gauche du PS, a déploré encore mercredi un "raidissement" à la tête du PS, à propos de la désignation du futur premier secrétaire.

A l'approche du Conseil national, les prises de position publiques en faveur de Harlem Désir, le numéro deux du parti, ou de Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, se sont multipliées.

Les deux hommes appuieront la même motion de "rassemblement". Mais la question est de savoir qui des deux en sera le premier signataire, et donc le probable futur numéro un du parti.

Mercredi le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a souhaité que Jean-Christophe Cambadélis succède à Martine Aubry. Une prise de position répondant à celle de son collègue de l'Education Vincent Peillon, qui s'est prononcé mardi en faveur de Harlem Désir.

Le sénateur PS Gaëtan Gorce s'est déclaré prêt à soutenir la candidature d'Harlem Désir si le député européen n'était pas choisi par Martine Aubry. Railleur, il a estimé que le processus actuel de désignation combinait "le meilleur du Vatican et le meilleur du Kremlin".

Dans une contribution au Monde datée de jeudi, Jean-Christophe Cambadélis a exposé pour la première fois de façon élaborée son projet pour le PS s'il venait à en prendre les rênes.

Des "conventions" pour permettre aux socialistes de "trancher" sur différents sujets actuels, "la rénovation de la vie publique", "associer les territoires au changement" et aussi une plus grande "influence" du PS au sein du Parti socialiste européen figurent parmi les "exigences" que souhaite promouvoir le député de Paris.

Bruno Le Roux a relativisé les remous actuels au sein du PS. "Il n'y a pas de crise du tout. Il y a un temps de préparation d'un Congrès (de Toulouse en octobre) et il y a des (...) choix. Et quand on fait des choix, ce ne sont jamais des moments faciles".

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