Borloo promet la création prochaine d'un grand parti centriste

Jean-Louis Borloo. Jean-Louis Borloo. [FRANCOIS GUILLOT / AFP]

Le président du Parti radical Jean-Louis Borloo a promis samedi le lancement dans les prochaines semaines d'un grand parti situé au centre de l'échiquier politique, regroupant des indépendants, des centristes et des divers droite.

"C'est une affaire réglée. Le parti sera lancé dans les semaines qui viennent", a assuré l'ancien ministre, en marge d'une journée de débats organisé à Vannes par l'Alliance centriste, le parti du sénateur Jean Arthuis.

Jean-Louis Borloo a précisé qu'il prendrait la présidence de la nouvelle formation politique, qui s'inscrit dans le prolongement des groupes centristes autonome de l'Assemblée (29 députés) et du Sénat (30 sénateurs). "On m'a demandé d'en être le président et j'ai accepté", a-t-il dit devant quelques journalistes.

Cette nouvelle formation sera un parti de plein exercice ayant des pouvoirs en matière programmatique, d'investiture aux élections et de discipline interne. Il aura son propre financement et les rôles seront clairement répartis entre les différents partenaires, a-t-il précisé.

Ses membres pourront être des adhérents directs ou des personnes morales comme le Parti radical, le Nouveau centre d'Hervé Morin, Force européenne démocrate (FED), le parti du député Jean-Christophe Lagarde, ou l'Alliance centriste de Jean Arthuis. "Ce parti sera transparent et démocratique, une personne une voix", a-t-il assuré. Il sera "indépendant" mais "clair dans ses alliances" avec la droite.

Le nouvel ensemble acceptera la double appartenance pour permettre à ceux qui le souhaitent de rester dans leur parti d'origine. Cette configuration nécessitera cependant un changement statutaire pour le Nouveau centre qui pour l'heure n'accepte pas la participation de ses membres à une autre structure politique.

Interrogé lors d'un débat sur les chances de réussite de ce nouvel ensemble, l'ancien ministre d'Etat a estimé que l'échec de François Bayrou à la présidentielle et aux législatives, après avoir tendu la main à la gauche, avait démontré à tous que "l'expérience d'un centre indépendant, sans alliance, était beau, romanesque, mais conduisait à une impasse politique".

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