Sapin veut une "accélération" des négociations

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a souhaité mardi une "accélération" de la négociation sur la réforme du marché du travail, tandis que le numéro un de la CFDT, François Chérèque, a demandé au gouvernement et au parlement d'éviter toute "contrainte" sur ces négociations. [AFP] Le ministre du Travail, Michel Sapin, a souhaité mardi une "accélération" de la négociation sur la réforme du marché du travail, tandis que le numéro un de la CFDT, François Chérèque, a demandé au gouvernement et au parlement d'éviter toute "contrainte" sur ces négociations. [AFP]

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a souhaité mardi une "accélération" de la négociation sur la réforme du marché du travail, tandis que le numéro un de la CFDT, François Chérèque, a demandé au gouvernement et au parlement d'éviter toute "contrainte" sur ces négociations.

"Nous sommes extrêmement favorables à une accélération" de ces négociations, a affirmé le ministre, lors d'un colloque sur le trentenaire des Lois Auroux qui ont renforcé les droits des salariés, organisé par la CFDT à son siège.

"Il y a une urgence sociale et économique prégnante avec la crise et le rebondissement de la crise", a souligné M. Sapin lors d'une table ronde avec François Chérèque.

Il a rappelé que lors de la conférence sociale de juillet, la date butoir pour la conclusion de cette négociation avait été fixée à la fin du 1er trimestre 2013. Mais cette date "peut varier", a-t-il dit. Le gouvernement a déjà invité les partenaires sociaux à conclure avant la fin de cette année.

"Le dialogue social réussit lorsque, au bout du compte, on finit par signer le plus largement possible", a souligné M. Sapin. Cinq organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) négocieront avec le patronat.

De son côté, le dirigeant de la CFDT a estimé qu'il doit y avoir "un rapport non contraint et non dirigiste de la part du gouvernement ou des législateurs sur ces négociations". Il a rappelé qu'un éventuel accord devra être transformé en loi.

M. Chérèque reconnaît la nécessité d'"aller vite", "mais il faut avoir une compréhension des enjeux et l'évolution de la négociation pour ne pas l'arrêter", dit-il.

"Il serait stupide d'arrêter une négociation en fin d'année qui pourrait aboutir dans le mois qui suit à un accord très positif, sous prétexte qu'il manque un mois", a estimé M. Chérèque.

La négociation sur la sécurisation de l'emploi, annoncée la semaine dernière par le gouvernement, devrait s'ouvrir prochainement. Elle vise à un équilibre entre protection des salariés et souplesse laissée aux entreprises.

La présidente du Medef Laurence Parisot a jugé mardi qu'un accord entre partenaires sociaux ne serait "pas facile", mais restait "possible".

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