Jean-Louis Borloo veut rassembler le centre

Jean-Louis Borloo. Jean-Louis Borloo. [JOEL SAGET / AFP]

Jean-Louis Borloo a défendu dimanche son projet de réunir les principales formations politiques du centre au sein d'une fédération, en soulignant la nécessité de "former des coalitions" pour gouverner.

"La France a besoin d'une force politique raisonnable, moderne, européenne, attentive aux plus fragiles, très sociale, qui assume la nécessité de faire un choc positif de compétitivité, décentralisatrice", a-t-il déclaré sur France 3.

Il y avait, selon lui, "une absolue nécessité de rassembler" les formations centristes nées de l'éclatement des familles politiques, "les libéraux, sociaux-démocrates, radicaux, écologistes...", depuis une vingtaine d'années.

"La France a besoin comme tous les pays d'avoir des coalitions", a-t-il martelé: "Aucun pays n'a un parti qui tout seul va gouverner, il faut des coalitions".

Divisée depuis l'éclatement de l'ex-UDF, les centristes s'apprêtent à réunir leurs formations politiques (hors MoDem) dans un nouveau parti, dont la création pourrait être annoncée mardi lors des journées parlementaires du Centre.

Interrogé sur les différences entre la future entité et l'UMP, Jean-Louis Borloo a notamment mentionné l'Europe- "Nous sommes pour une Europe beaucoup plus intégrée"- et souligné que les centristes étaient "beaucoup plus décentralisateurs".

A propos de la situation économique et sociale, le président du Parti radical s'est dit "heureux" que le président de la République, "après avoir nié pendant des années, dise: +Il y a un problème du coût de travail+".

"Ce qui m'inquiète", a-t-il dit, "c'est que pour alléger les charges qu'il a augmenté, il va aller plein pot sur la CSG, c'est-à-dire toutes les familles, retraités inclus, toutes les entreprises françaises, à l'exception des importations". A une "ponction massive sur les familles" s'ajoute, selon M. Borloo, la réduction des avantages notamment fiscaux dans "les secteurs créateurs d'emplois", comme les services à la personne et les énergies renouvelables.

Il a "supplié" le gouvernement de revenir sur ces mesures. Sinon, a-t-il dit, "ponction, plus arrêt des grands secteurs d'activité, ça s'appelle une récession".

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