Joly dénonce "le déferlement contre les Verts" et Cécile Duflot

Eva Joly le 22 août 2012 à Poitiers [Alain Jocard / AFP/Archives] Eva Joly le 22 août 2012 à Poitiers [Alain Jocard / AFP/Archives]

Eva Joly a fustigé mardi sur RTL le "déferlement contre les Verts" et contre Cécile Duflot - "on se la paye" selon ses termes -, et a accusé Daniel Cohn-Bendit de ne pas "être cohérent avec lui-même" au sujet du traité budgétaire européen.

L'ancienne candidate EELV à la présidentielle a estimé qu'il y avait actuellement un "déferlement contre les Verts", évoquant notamment "l'appel à la démission du ministre à la Une du Monde, c'est du jamais vu".

"Le Monde n'a jamais appelé à la démission d'un ministre corrompu, par exemple. Par contre, Cécile Duflot on se la paye", a-t-elle lancé.

Eva Joly a aussi estimé, en réponse à une question, que considérer Cécile Duflot comme étant soucieuse de conserver à tout prix son portefeuille ministériel relevait d'une "vision politicienne" et de la "vision des médias qui n'admet pas qu'il y ait des écologistes au gouvernement, en réalité".

Présentant d'autre part au journaliste une lettre de Daniel Cohn-Bendit, rédigée au début de l'année "aux Verts européens", Eva Joly a accusé l'eurodéputé de ne pas être "cohérent avec lui-même" au sujet du traité budgétaire européen, dont il soutient la ratification.

Daniel Cohn-Bendit "n'est pas cohérent avec lui-même", a-t-elle souligné.

"Au mois de février 2012, il était contre le traité, il a lancé un appel à tous les Verts européens pour ne pas le voter et aujourd'hui, il a changé de position. Donc, si l'un de nous n'est pas cohérent, ce n'est pas sûr que cela soit moi", a accusé Eva Joly.

L'ancienne candidate à l'Elysée a enfin indiqué qu'EELV entendait voter le budget 2013, mais elle s'est prononcée contre le vote de la loi organique (créant une structure de contrôle des objectifs fixés en termes de déficit, ndlr).

"Il ne faut pas voter la loi organique, il ne faut pas en faire une règle d'or, parce qu'un budget ça se modifie", a-t-elle souligné. "On peut en cas de crise faire des collectifs budgétaires et corriger le tir. C'est l'avantage d'avoir une loi de finances simple", a-t-elle argumenté.

"On envoie le signal à l'Allemagne pour dire +nous respectons nos engagements+ et puis la réalité est là. Et on corrige le tir. Si vous le gravez dans le marbre, vous ne pouvez pas le faire", a-t-elle ajouté.

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