Mélenchon : le budget 2013, un budget "d'austérité"

Jean-Luc Mélenchon le 22 août 2012 à Paris [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives] Jean-Luc Mélenchon le 22 août 2012 à Paris [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives]

Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a estimé vendredi que le budget pour 2013 était un "budget d'austérité", "un contre-sens économique" qui allait "aggraver la récession".

"A partir d'aujourd'hui, les Français ont la confirmation que le budget est fait sur le modèle" d'austérité, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Nous avons la certitude que c'est un contre sens économique d'organiser, comme sont en train de le faire tous les dirigeants européens, une politique d'austérité", a-t-il ajouté.

Selon lui, la présentation du budget ce vendredi donne une raison de plus d'appeler à manifester dimanche à Paris dans le cadre de la mobilisation contre le traité budgétaire européen.

Dans un communiqué titré "un budget inadapté, un budget d'austérité", il a précisé qu'"en matière de recettes", le budget 2013 était "un budget inadapté pour riposter à la violence de la finance", notamment parce que "les revenus du capital ne seront pas taxés comme ceux du travail contrairement à la promesse de Hollande".

"La taxe à 75% ne concernera que les +revenus d'activité+ et pas les revenus du capital", affirme-t-il.

Par ailleurs, ce budget "s'inscrit dans l'objectif de réduire le déficit de 4,5% à 3% du PIB fin 2013". Or "il est fondé sur une hypothèse de croissance de 0,8%", un chiffre sur lequel "il n'y a pas de consensus des spécialistes". "Le budget présenté est en réalité un plan d'austérité de 37 milliards d'euros", estime-t-il.

"Si c'est un budget de combat, je vois mal ce qui est combattu", a-t-il estimé, devant la presse. "C'est un budget de bricolage plus qu'un budget courageux", a renchéri Martine Billard, coprésidente.

Selon l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, "une rétractation de l'activité va augmenter les tensions entre les nations et à l'intérieur des nations", a-t-il dit, citant les exemples grec, espagnol et portugais.

M. Mélenchon ne s'est toutefois pas prononcé à ce stade sur une consigne à donner aux groupes parlementaires: ces derniers "évalueront ce que la discussion budgétaire (à l'Assemblée et au Sénat, ndlr) aura donnée", a-t-il dit.

"Voter +contre+, c'est quand on n'arrive à parler de rien. Voter +pour+ c'est dans le cas où le chef du gouvernement comprend que la règle des 3% nous mène nulle part. L'abstention est un refus de soutenir et une suspension du jugement quand à la condamnation", a-t-il affirmé.

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