NBA : Les 5 destinations possibles de LeBron James à l’intersaison

LeBron James va-t-il quitter Cleveland ? Cette question sera au centre de toutes les conversations dans les prochaines semaines. [Jason Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Après une nouvelle défaite face aux Warriors en finale NBA, LeBron James, 33 ans, doit désormais décider où il jouera la saison prochaine. Une décision plus difficile qu’on ne pourrait le croire.

L’ailier a démontré que, même dans sa quinzième année dans la ligue, il restait le meilleur joueur de la planète. Et de loin. Mais il sait également que, seul, il ne pourra jamais renverser la dynastie de Golden State avant la fin de sa carrière. Les options qui s’offrent au «King» sont nombreuses, mais aucune n'est parfaite. LeBron James va devoir faire un choix.

Et c’est la NBA dans son intégralité qui sera impactée par celui-ci. La grande messe des agents libres débutera le 1er juillet. La Draft 2018, qui se tiendra le 21 juin au Barclays Center à Brooklyn, sera également un bon indicateur sur les équipes qui cherchent à se positionner pour accueillir (ou garder) LeBron James. 

Le choix « Famille » : Cleveland Cavaliers

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LeBron James est père de trois enfants, et la petite dernière, Zhuri, n’a même pas encore 4 ans. Ses deux aînés ont 14 et 11 ans. Lors de sa dernière conférence de presse, il a précisé que sa famille serait un élément déterminant dans sa décision à l’intersaison. Depuis le titre remporté en 2016 après un retour triomphal deux ans auparavant, LeBron James est un Dieu vivant à Cleveland. Personne ne lui en voudra s’il part. S’il reste, il sera à jamais adulé par des fans entièrement acquis à sa cause.

Rester à Cleveland lui permettrait également de toucher le pactole (205 millions de $ sur cinq ans, aucune autre équipe ne peut offrir autant), et de mettre définitivement sa famille à l’abri du besoin pour les 100 prochaines années. Ou il re-signe sur le court terme, oblige Dan Gilbert, le propriétaire, à casser sa tirelire – encore une fois – pour faire venir des joueurs plus talentueux, que ce soit via un transfert, et/ou en échangeant le 8e pick de la prochaine Draft. Cela sera-t-il suffisant ? Peut-être. Peut-être pas. Mais personne ne condamnera ce choix.

Probabilité : 35%

Le choix « Un titre, et puis c’est tout » : Houston Rockets

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Tout le monde en parle. Houston a poussé les Warriors dans leurs retranchements en finale de conférence Ouest, et n’étaient probablement qu’à une blessure de Chris Paul de renverser le colosse californien. La perspective d’ajouter LeBron James à cet édifice déjà solide fait saliver ceux qui souhaitent voir Golden State mordre la poussière. Et puis, l’ailier y retrouverait son pote Chris Paul, membre du «Banana Boat» club.

Mais pour que cela se produise, il faudrait qu’un miracle ait lieu. Si Houston parvenait à convaincre Cleveland de transférer LeBron James en échange de Ryan Anderson, Eric Gordon et des futures picks de Draft, cela permettrait à la franchise texane d’intégrer «King James» dans son effectif sans saborder la totalité de son effectif.

Le problème ? Il n’y a aucune chance que les Cavaliers acceptent de payer une taxe mirobolante en raison d'un dépassement de la limite salariale la saison prochaine (oui c’est un article de basket, et non un alinéa de votre déclaration d’impôts) pour faire plaisir aux Rockets. Si James rejoint Houston en tant qu'agent libre, ces derniers vont devoir se séparer de plus de la moitié de l’équipe pour pouvoir intégrer son contrat dans les comptes du club. Daryl Morey, le dirigeant du club, est un stratège hors pair qui a déjà prouvé qu’il était capable de jongler avec les règles salariales très strictes de la NBA. Mais là, ce serait véritablement miraculeux.

Probabilité : 10%

Le choix « Cure de jouvence » : Philadelphie Sixers

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Les Sixers ont une marge salariale suffisante pour signer LeBron James. Ils possèdent également un jeu collectif hyper-rodé, un excellent coach, et deux jeunes stars en pleine ascension. Qui dit non ? Joel Embiid a déjà commencé l'opération séduction de l’ailier immédiatement après les NBA Finals.

Avec le pivot camerounais dans la raquette, et Ben Simmons à ses côtés, LeBron James pourrait retrouver un second souffle, apprendre à Simmons les rouages du métier (et à tirer aussi, ce serait bien), et redonner confiance à Markelle Fultz. Si les Sixers parviennent à faire revenir J.J. Redick (le joueur a exprimé son envie de re-signer), et à ajouter des artilleurs autour de ce noyau dur, Philadelphie peut faire très peur à l’Est.

La grosse interrogation concerne la santé d’Embiid. Et la jeunesse de Simmons et Fultz qui, malgré leur talent évident (en ce qui concerne Fultz, on attend encore), n’ont pratiquement aucune expérience des grands moments en playoffs. Si James rejoint les Sixers, et qu’Embiid se blesse pour la saison, l’ailier va encore se retrouver à porter un effectif entier sur ses épaules. Aussi alléchante soit-elle, cette option n’est probablement pas la bonne pour LeBron James.

Probabilité : 5%

Le choix « Durabilité et compétitivité » : San Antonio Spurs

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LeBron James n’a jamais caché son admiration pour Gregg Popovich, l’un des meilleurs coachs de l’histoire de la NBA. L’ailier a également été le témoin privilégié de la relation entre Popovich et Tim Duncan, ce dernier ayant bénéficié de la gestion millimitrée de son temps de jeu imposée par l'entraîneur afin de prolonger sa carrière, et  rester frais physiquement pour les playoffs. Deux grands esprits de la balle orange unissant leur force pour vaincre l’Empire Warriors ? On aimerait bien voir ça.

Comme pour Houston, la venue de James pose des questions en terme financier. Il faudrait probablement dire au revoir à Tony Parker, Dany Green, laisser partir Rudy Gay, transférer Pau Gasol, et se mettre d’accord avec Cleveland pour qu’ils acceptent de récupérer, via un transfert, LaMarcus Aldridge ou Kawhi Leonard. Un ouragan au sein de l’effectif qui priverait les Spurs de la profondeur de banc nécessaire pour être compétitifs.

Probabilité : 10%

Le choix « Welcome to L.A. » : Los Angeles Lakers

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Les rumeurs annonçant LeBron James à Los Angeles, où il possède deux maisons, courent depuis un moment. Le transfert qui a fait venir Larry Nance Jr. et Jordan Clarkson à Cleveland en février dernier a permis aux Lakers de faire de la place dans leur masse salariale. Signer un joueur de son calibre est largement possible. Le recrutement d'une deuxième star (Paul George par exemple) est également envisageable si la franchise décide de se débarrasser du contrat de Luol Deng sans que celui-ci ne plombe les comptes du club (des solutions existent). Marc Stein, journaliste du New York Times, a également précisé que Los Angeles pourrait faire venir Chris Paul à la demande de «King James».

LeBron James se retrouverait au sein d'un effectif jeune, certes, mais pétri de talent, avec notamment Kyle Kuzma, Lonzo Ball et Brandon Ingram (s'ils ne sont pas transférés pour laisser la place à Chris Paul). Il évoluerait également sous la coupe d’une de ses idoles, Earvin «Magic» Johnson, dans un club légendaire.

Pour ce qui est de gagner des titres, cette configuration obligerait LeBron James à jouer dans la même conférence que celle des Warriors. Ce qui n’est pas idéal. Mais Houston a prouvé leur relative mortalité durant ces playoffs. Et son talent pur est tel que rien n’est impossible pour le «King». Dans le pire des cas, l’équipe est compétitive, mais pas au point de jouer le titre, ce qui laisse le temps à LeBron James de continuer à bâtir son empire à Hollywood (il possède une boîte de production, SpringHill Entertainement). Et de gérer tranquillement sa fin de carrière.

Clin d’œil : Selon Gary Payton, le fils de LeBron James, Bronny, est déjà inscrit dans une école de Los Angeles pour la rentrée prochaine.

Probablilité : 45%

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