L'Espagne prend de gros risques, par Pierre Ménès

Fernando Hierro a remplacé au pied levé Julen Lopetegui, remercié à deux jours du premier match de la Roja contre le Portugal. Fernando Hierro a remplacé au pied levé Julen Lopetegui, remercié à deux jours du premier match de la Roja contre le Portugal.[Sputnik / Icon Sport]

Le Mondial commence à peine et on a déjà droit à la première et énorme tragicomédie du tournoi. Un truc tellement ridicule qu’on a du mal à croire que c’est réellement vrai.

Furieux contre Julen Lopetegui depuis l’officialisation, mardi, de son départ au Real Madrid après la Coupe du monde, le président de la Fédération espagnole, Luis Rubiales, a annoncé son départ immédiat : «Nous sommes obligés de nous séparer du sélectionneur.» Voilà pour l’information brute, pour ne pas dire brutale.

On a appris dans la foulée que l’ex-légende du Real Fernando Hierro prenait le poste. Pourtant, Lopetegui avait le soutien des joueurs, Sergio Ramos en tête, et ils ont bien tenté de faire changer leur président d’avis. Rien n’y a fait. «La Fédération espagnole ne peut pas être mise au courant cinq minutes avant la sortie d’un communiqué», a poursuivi le président, qui a assuré ne pas «être au courant des négociations.»

Soit. Mais le risque de changer d’entraîneur si tard reste un gros pari, même si l’équipe d’Espagne est l’une des plus expérimentées et que bien des joueurs sont capables de se prendre en charge. Mais ce qui est sûr, c’est que la marge de manœuvre de Hierro est infime. Et donc particulièrement dangereuse. On verra les effets de tout ça, dès ce soir, contre le Portugal. Mais être nommé sélectionneur quarante-huit heures avant un match de cette importance reste tout de même peu banal. 

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