Il n'y a pas eu de "bug" Facebook, selon la Cnil

La page d'accueil de Facebook. La page d'accueil de Facebook.[LOIC VENANCE / AFP]

La Cnil a indiqué mardi n'avoir pas détecté de publication avérée de messages privés sur Facebook et souligne les modifications "récurrentes et unilatérales" de la plateforme pour expliquer la confusion des utilisateurs français qui avaient cru la semaine dernière à un "bug".

"Il ressort des analyses menées par la Commission nationale de l'informatique et des libertés que les messages incriminés par de nombreux utilisateurs semblent être exclusivement des messages 'mur-à-mur' et non des messages envoyés par l'intermédiaire de la messagerie privée de Facebook", indique la Cnil dans un communiqué.

"Pour autant, le caractère privé du contenu de certaines communications révélées semble indiscutable. En d'autres termes, les utilisateurs avaient l'impression d'envoyer des messages privés lorsqu'ils utilisaient la messagerie 'mur-à-mur'", ajoute la Cnil.

Elle avance plusieurs "raisons" pour expliquer le phénomène, notamment le fait que la plateforme sociale a modifié "de manière unilatérale et récurrente les paramètres de confidentialité des données entre 2009 et 2010". A l'époque, rappelle-t-elle, la Cnil et le groupe des Cnil européennes (le G29) avaient "vivement critiqué ces changements réalisés à l'insu des utilisateurs".

"Le bon usage de Facebook est notre priorité. Nous travaillons régulièrement et en toute transparence avec les autorités compétentes et les associations, en France et dans le monde, pour mettre en place des initiatives pédagogiques auprès de nos utilisateurs", a de son côté réaffirmé Facebook France.

Le groupe a également fait savoir qu'il était "satisfait des échanges avec la Cnil qui ont permis de confirmer officiellement qu'il y n'a eu aucun 'bogue' ou défaillance technique rendant publiques les informations privées des utilisateurs".

La semaine dernière, en quelques heures, des abonnés français de la plateforme sociale avaient inondé le web de témoignages où ils affirmaient que des messages privés apparaissaient par erreur sur leur profil public, un dossier dont s'étaient saisis le gouvernement et la Cnil.

 

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