Des vélos en libre-service à Quito

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Un système de vélos en libre-service, tel que ceux en place à Paris ou Londres, a été mis en place à Quito, une ville de 2,2 millions d'habitants située à 2.850 m d'altitude, dans l'espoir de décongestionner un trafic automobile croissant.

La capitale équatorienne, où la construction d'un métro doit débuter en 2013, s'étend sur 20 km de longueur, au pied du volcan Guagua Pichincha.

Le système "BiciQ", calqué sur les expériences de Paris, Londres, Barcelone, Lyon, Toulouse, Buenos Aires, Santiago ou Mexico, a été mis en service fin juillet. On compte depuis lors 6.000 inscrits, dont 2.000 possèdent un carnet d'usager.

"BiciQ" dispose de 425 bicyclettes (équipées de puces aux fins de géolocalisation) et 21 stations, pour un investissement de départ de 700.000 dollars, mais le réseau est appelé à croître vers le sud de la ville. Il est également prévu de construire de nouvelles pistes cyclables, en plus des 28 km existants, pour relier les stations.

"Le bilan est très positif, le nombre d'inscrits dépasse les prévisions et on voit toujours plus de cyclistes dans les rues", a affirmé à l'AFP Carlos Paez, responsable de la mobilité à la mairie.

"Voyager en bus est insupportable. On m'a volé deux fois. En vélo, je mets deux fois moins de temps et je suis détendu", a témoigné de son côté Gonzalo Jijon, un utilisateur interrogé à la station Wilson Guachan.

On recense 5,3 millions de déplacements quotidiens à Quito, dont 80% motorisés: 25% en voiture et 75% en transports publics. La ville compte 450.000 véhicules, dont 2.700 autobus. Des mesures de restriction du trafic prise en mai 2010 n'ont pas permis de limiter le chaos dans les rues de la capitale.

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