"Sexeur de poussin" : un métier bien payé et mal aimé

Différencier un poussin mâle d'un poussin femelle est un art aussi compliqué que recherché. [CC / KEVIN CORTOPASSI]

Savoir déterminer le sexe d'un poussin est une compétence rare et prisée dans l'industrie agroalimentaire. Malgré un salaire attractif, la Grande-Bretagne peine pourtant à recruter ses "sexeurs de poussins".

 

Déterminer le sexe d'un poussin n'a rien d'anodin. Les différences sont en effet minimes entre mâles et femelles à ce stade précoce du développement du gallinacée. D'infimes contrastes morphologiques permettent cependant à un oeil et un toucher aguerris de trancher.

Dans l'industrie agroalimentaire, ce savoir-faire est crucial. Dans les élevages, il permet de répartir les volatiles, entre les femelles qui peuvent être destinées à la ponte, et les mâles, promis à un sort plus funeste à moyen terme, sitôt achevée leur croissance.

 

Recherche sexeur désespérement

Pour devenir un sexeur de poussin fiable, il faut suivre une formation complexe, accepter de travailler près de douze heures par jour à palper avec délicatesse des derrières de poussin au rythme de 1000 par jour en moyenne, avec un taux de précision de 97 ou 98%. Et si ce travail est très considéré en Asie du Sud-Est, il a davantage tendance à faire rire dans la vieille Europe.

Malgré un salaire de 55.000 euros annuels, la Grande-Bretagne peine ainsi à recruter des sexeurs de poussins. Ils seraient entre 100 et 150 aujourd'hui outre-Manche. Mais il en faudrait quinze de plus aujourd'hui au risque sinon de perdre des marchés internationaux, rapporte le Daily Mail.

 

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