"Les Faux British" : les planches en délire

Tout droit venu d’outre-Manche, le texte triomphe à Londres depuis un an.[©F_RAPPENEAU]

Interpréter une troupe d’amateurs se prenant sans cesse les pieds dans le tapis, l’idée n’est pas nouvelle. Mais Les "Faux British", pièce de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields le fait avec tant d’inventivité qu’elle renouvelle le genre.

 

Tout droit venu d’outre-Manche, le texte triomphe à Londres depuis un an. Tout y est, et l’adaptation française à l’affiche du Théâtre Tristan-Bernard ne démérite pas. Entre un humour british désopilant et des gags en cascade, rien ne se passe comme prévu dans ce thriller théâtral.

Dans un décor de vieux manoir anglais donnant des signes de faiblesse avant même le début de la représentation, sur scène, sept amateurs de l’Association des amis du roman noir s’apprêtent à  jouer un texte soi-disant inédit de Conan Doyle. Le jour de ses fiançailles, le futur époux est retrouvé mort. Meurtre ou suicide ? Le manoir est bouclé. Tous les occupants sont pour l’inspecteur Carter des coupables potentiels. Mais jouer la comédie ne s’improvise pas.

 

Sherlock chez les Monty Python

Ces courageux comédiens d’un soir vont en faire les frais. Problèmes de son, de décor, de lumière, oubli de texte, délirant accroc de liaison, changement d’acteurs, cette comédie jubilatoire ne les épargne pas. Plus ils souffrent, plus le rire surgit. Dans l’esprit des Monty Python, les couacs absurdes ne semblent jamais près de s’arrêter.

Les "Faux British", ThéâtreTristan-Bernard, Paris 8e.

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