Tout ce qu’il faut savoir sur la saison NBA : Atlantic Division

Kyle Lowry.[RON TURENNE / AFP]

Quatre mois après le sacre des San Antonio Spurs, c’est une nouvelle saison NBA qui commence dès aujourd’hui. Qui sont les favoris ? Qui va faire quoi ? Qui sont les joueurs à suivre ? Directmatin.fr vous dit tout. Division par division. Focus sur la division "Atlantic".

 

NEW YORK KNICKS

Agent libre pour la première fois de sa carrière, Carmelo Anthony a finalement re-signé avec les Knicks un contrat de 124 millions $ (+ de 97 millions d’euros) sur cinq ans cet été malgré la déception de voir son équipe manquer les playoffs pour la première fois depuis son arrivée à Manhattan en février 2011. L’arrivée de Phil Jackson à la présidence du club juste avant la fin de la saison précédente a immanquablement joué un rôle décisif dans cette décision capitale pour l’avenir du club.

Arrivées notables

Derek Fisher (coach), Jose Calderon, Samuel Dalembert, Cleanthony Early, Quincy Acy et Jason Smith.

Départs notables

Tyson Chandler, Raymond Felton

Les ambitions du club cette saison ?

La patience est de mise. Derek Fisher fait ses débuts en tant que coach avec la lourde mission d’apprendre aux joueurs les subtilités du jeu en triangle utilisé par Phil Jackson lors de ses années de gloire avec les Bulls de Chicago (6 titres) et aux Lakers de Los Angeles (5 titres). Déjà en pré-saison, nombreux étaient les joueurs à reconnaître la difficulté d’assimiler une stratégie aussi exigeante qui fait la part belle au mouvement du ballon, et des joueurs. Toutefois, le niveau relativement faible au sein de la conférence Est devrait permettre aux Knicks d’accrocher une place en playoffs.

Les points forts

Carmelo Anthony est un des meilleurs attaquants de la Ligue et semble prêt à faire des sacrifices (comme faire des passes à ses coéquipiers, forcer moins de shoots, etc.) pour le bien de l’équipe. Si la pré-saison est un quelconque indicateur, le collectif sera une des composantes majeures dans le jeu de New York. Jose Calderon devrait apporter toute son expérience, et sa redoutable efficacité aux tirs au poste de meneur de jeu.

Les points faibles

La défense risque de rapidement devenir un problème majeur. Privés de Tyson Chandler à l’intérieur, les Knicks vont souffrir dans la raquette. Et en dehors, ce ne sera pas mieux. Jose Calderon, aussi bon soit-il offensivement, n’a jamais été connu pour ses qualités défensives. Carmelo Anthony non plus. Andrea Bargnani reste une des plus grandes déceptions de la saison passée. Et aucun indicateur ne permet d’espérer un renouveau pour le joueur italien.

Le facteur X

J.R Smith. Il est talentueux et est largement capable de prendre un match à son compte offensivement quand il est dans un bon jour. Meilleur sixième homme de la saison 2012-13, le joueur a plus fait parler de lui la saison passée pour ses frasques sur (il a notamment reçu une amende pour avoir défait les lacets d’un joueur adverse en plein match) et en dehors des terrains (il a commencé la saison sur le banc après une suspension pour avoir violé le règlement anti-drogue de la NBA).

Prévision

Au mieux = 7e ou 8e place à l’Est. Éliminés au premier tour des playoffs.

Au pire = Non qualifiés pour les playoffs.

 

 

BOSTON CELTICS

Restera, restera pas ? Champion en 2008, finaliste en 2010, Rajon Rondo est désormais le seul membre de l’effectif à avoir connu cette époque glorieuse où les Celtics étaient un des prétendants au titre. Enfin en bonne santé après avoir deux saisons marquées par les blessures, il s’est fracturé la main à la fin du mois de septembre et devait, de fait, manquer le début de saison (il pourrait toutefois être présent pour le premier match). Un coup dur pour une équipe dont les maigres ambitions reposent presque entièrement sur le talent de leur génial meneur de jeu.

Arrivées notables

Marcus Smart (draft), Evan Turner, Marcus Thornton, Tyler Zeller

Départs notables

Kris Humphries, Jerryd Bayless

Les ambitions du club cette saison ?

Continuer de construire pour l’avenir, tout en étant un minimum compétitif pour satisfaire Rondo. Jeune et inexpérimenté, l’effectif des Celtics ne fait peur à personne. Brad Stevens est un coach bourré de talent qui parvient à tirer le maximum de ses joueurs, mais cela reste insuffisant pour espérer obtenir une place en playoffs. Si l’équipe dévisse dès le début de saison, il n’est pas impossible que le club cherche à se séparer de Rajon Rondo et de Jeff Green, entre autres, pour récupérer des futurs picks de draft et/ou des joueurs en fin de contrat.

Les points forts

Les Celtics ne font peur à personne ? Certes. Mais le duo Avery Bradley et Marcus Smart devrait semer la terreur chez leurs adversaires. Physiques, rapides, tenaces, ces deux joueurs ont la capacité de défendre trois postes, à savoir les meneurs, les arrières, et même les ailiers. Une qualité très utile que le coach devrait se faire un plaisir d’exploiter. Rajon Rondo, quand il est en forme et concerné (un détail très important), est clairement un des meilleurs meneurs de la Ligue.

Les points faibles

La défense intérieure de Boston n’a rien d’intimidante. Du tout. Kelly Olynyk est utile offensivement, mais beaucoup de progrès restent à faire de l’autre côté du terrain. Idem pour Jared Sullinger et Brandon Bass (bien que ce dernier ne ménage pas ses efforts). Sans véritables scoreurs dans l’effectif, les Celtics devraient souffrir sur le plan offensif, et ce malgré le génie de ce stratège de Brad Stevens.

Le facteur X

Evan Turner est une bonne recrue. Surtout pour cette équipe. Deuxième pick de la draft 2010, il pourrait donner un second souffle à sa carrière avec Boston où il sera libre de démontrer l’étendue de ses multiples talents. Encore faut-il qu’il y parvienne.

Prévision

Au mieux = 9e ou 10e à l’est. Et direction la loterie.

Au pire = Une année cauchemardesque marquée par le départ de Rondo (et de Green).

 

 

TORONTO RAPTORS

Ils ont les crocs. Après une saison 2013-14 marquée par une 3e place de la conférence Est, et une sortie au premier tour des playoffs au terme des sept matchs face à Brooklyn, les Raptors doivent désormais confirmer. Pour ce faire, Masai Ujiri, le général manager, a re-signé ses joueurs clefs, notamment Kyle Lowry (4 ans/48 millions $), Greivis Vasquez (2 ans/13 millions $) et Patrick Patterson (3 ans/18 millions $), assurant ainsi un semblant de continuité à un effectif jeune, mais déterminé.

Arrivées notables

Lou Williams, James Johnson

Départs notables

Aucun

Les ambitions du club cette saison ?

Retourner en playoffs, et se qualifier pour le second tour. L’expérience glanée l’an dernier dans leur  série face aux Nets devrait se révéler fort utile cette saison. Kyle Lowry va devoir confirmer qu’il est bel et bien un all-star en devenir si l’équipe souhaite réitérer ses bonnes performances.

Les points forts

Le collectif des Raptors fait sa force. Le cinq majeur – Jonas Valanciunas, Amir Johnson, Terrence Ross, DeMar DeRozan et Kyle Lowry – n’a rien à envier aux autres équipes de la conférence Est. Le banc est solide et offre de nombreuses variables d’ajustements à Dwayne Casey, le coach, face aux équipes adverses.

Les points faibles

La NBA est une ligue où le talent individuel peut faire la différence. Et les Raptors, comme d’autres, ne disposent pas de ce joueur capable de porter l’équipe sur ses épaules quand la situation l’exige. La défaite à la dernière seconde lors du Game 7 l’an dernier face aux Nets en est l’exemple criant.

Le facteur X

La doublette Kyle Lowry/Greivis Vasquez. Quand les deux joueurs se retrouvent ensemble sur le terrain, les Raptors sont bons, très bons même, tant sur le plan offensif que défensif. Reste à voir comment Dwayne Casey use, et abuse, de cette arme pas si secrète, mais terriblement efficace.

Prévision

Au mieux = Second tour des playoffs.

Au pire = Une sortie au premier tour face à un adversaire à leur portée.

 

 

PHILADELPHIA SIXERS

Les Sixers ne cherchent pas à gagner. Pas pour le moment du moins. Depuis l’échec du transfert d’Andrew Bynum en 2012, Philadelphie a entamé une refonte totale de son effectif et mise sur l’avenir. Et dans ce cas précis, le club préfère enchaîner les défaites pour augmenter ses chances d’obtenir le premier pick de la prochaine draft (ce qui a poussé la Ligue à proposer une réforme du mode d’attribution des picks de draft). La preuve ? Les Sixers ont sélectionné Joel Embiid lors de la dernière draft, un pivot au talent prometteur… mais qui sera blessé la quasi-totalité de la saison, et Dario Saric, qui ne rejoindra pas la NBA avant la saison prochaine. Au plus tôt.

Arrivées notables

Nerlens Noel (leur rookie de l’an dernier qui a manqué l’intégralité de la saison passée sur blessure), Alexey Shved

Départs notables

Thaddeus Young, James Anderson

Les ambitions du club cette saison ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, perdre le plus de matchs possible. Ou presque. Et continuer de développer les jeunes joueurs. Leur stratégie est très critiquée par les instances de la NBA. Mais les règles permettent au club d’adopter cette stratégie qui pourrait très bien se révéler payante d’ici 5 ans.

Les points forts

Nerlens Noel et Michael Carter-Williams sont deux jeunes joueurs talentueux qui ne demandent qu’à se frotter aux exigences du plus haut niveau. Mais la saison risque d’être longue pour eux. Ils disposeront toutefois du temps de jeu nécessaire pour développer leur jeu.

Les points faibles

Par où commencer ? L’attaque est anémique. La défense est un puits sans fond (même si la présence de Nerlens Noel devrait aider sur ce point). Ajouter à cela l’inexpérience de la quasi-totalité de l’effectif. Les Sixers vont vraiment lutter cette année.

Le facteur X

Le développement des jeunes joueurs, notamment de Nerlens Noel et Michael Carter-Williams, est crucial pour l’avenir du club. Qui sait, peut-être vont-ils connaître une progression étonnamment rapide et permettre au club de gagner plus de matchs que prévu. Ce qui n’est pas vraiment dans les intentions des instances dirigeantes.

Prévision

Au mieux = Ils évitent la dernière place de la ligue (pour l’honneur). Et obtiennent le 1er pick de la prochaine draft.

Au pire = Ils terminent dernier de la ligue. Et ne disposent d’aucun pick dans le top 3 de la draft. Horreur ultime pour les fans dont la patience est mise à l’épreuve.

 

 

BROOKLYN NETS

Au basket, l’argent ne suffit pas pour gagner des titres. Brooklyn disposait l’an dernier de la plus grosse masse salariale, et de très loin, de toute la NBA (ce qui les a obligé à payer une taxe record supérieure à 90 millions $... Les Knicks étaient second avec un peu plus de 36 millions $). Une stratégie infructueuse puisque les Nets ont été éliminés au second tour des playoffs (1-4 face au Heat de Miami). Cette nouvelle saison débute avec de nombreuses incertitudes, et un (tout petit) peu d’espoir.

Arrivées notables

Lionel Hollins (coach), Jarret Jack, Bojan Bogdanovic

Départs notables

Shaun Livingston, Paul Pierce, Jason Kidd (coach)

Les ambitions du club cette saison ?

Les dirigeants, les joueurs, tous affirment qu’ils pensent pouvoir aller jusqu’au titre. Mais peuvent-ils véritablement dire le contraire ? La première chose à faire pour les Nets est de s’assurer qu’ils peuvent compter sur leur pivot, Brook Lopez, qui enchaîne les blessures depuis… le début de sa carrière. Coach Lionel Hollins apporte son professionnalisme et sa rigueur. Mais sans Lopez, tout change.

Les points forts

L’expérience, évidemment. L’équipe dispose de joueurs vétérans qui savent jouer au ballon. Joe Johnson sait mettre les shoots importants, Deron Williams, quand il joue, est un meneur de première classe. Leur jeu intérieur, avec Kevin Garnett, Brook Lopez, et Mason Plumlee, n’a pas à rougir. Sur le papier, en tout cas, c’est du solide.

Les points faibles

La santé. Trop de blessures (Lopez, Williams, Garnett), des joueurs vieillissants, Brooklyn aura du mal à traverser les 82 matchs de la saison sans accrocs. Heureusement, la profondeur du banc, et la qualité relative des joueurs qui s’y trouvent, peut palier à la malchance. Dans un temps limité. Car si un des joueurs majeurs venait à déclarer forfait pour le reste de la saison, ou pour une trop longue période, les choses vont vite tourner au vinaigre.  

Le facteur X

Les joueurs venus des pays de l’Est : Andrei Kirilenko, Sergei Karasev, Mirza Teletovic et Bojan Bogdanovic (pour rappel, le club est actuellement la propriété de l’homme d’affaires russe Mikhail Prokhorov). Ces quatre-là pourraient offrir un visage très européen au club. Encore faut-il que le coach les fasse jouer ensemble sur le terrain.

Prévision

Au pire = Non qualifié pour les playoffs. Kevin Garnett termine sa carrière sur une note amère.

Au mieux = Qualification pour les playoffs, ils accèdent au second tour avant de perdre face aux Bulls ou aux Cavaliers.

 

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