Une librairie de Bruxelles annule une séance de dédicace d'Eric Zemmour

Eric Zemmour a été licencié par i>Télé après ses propos polémiques dans une interview accordée à un journal italien[[Jacques Demarthon / AFP/Archives]]

Une célèbre librairie de Bruxelles a décidé vendredi d'annuler une séance de dédicace, prévue mardi prochain, du journaliste français Eric Zemmour, dont les récents propos sur les musulmans ont suscité la polémique.

 

La librairie Filigranes a pris cette décision par crainte de manifestations de groupuscules à la fois d'extrême droite et d'extrême gauche. "Vu les menaces dont fait l'objet Eric Zemmour (...) je préfère appliquer le principe de précaution, afin d'assurer la sécurité du personnel. Le jeu n'en vaut pas la chandelle", a déclaré le directeur de la librairie, Alexis Chaperon, au quotidien La Libre Belgique.

Eric Zemmour a de nouveau suscité la polémique en décembre après ses propos contre les musulmans. La chaîne d'information iTELE a alors décidé de mettre fin à l'émission "Ca se dispute" à laquelle il participait depuis 10 ans.

Le polémiste doit se rendre mardi à Bruxelles, où il est l'invité d'un "déjeuner littéraire" organisé par le Cercle de Lorraine, un club réunissant notamment des dirigeants d'entreprises. Il devait ensuite présenter son livre "Le Suicide français" à la librairie Filigranes, avant un débat dans la soirée dans un autre club dans la banlieue chic de la capitale belge.

 

Deuxième interdiction pour Eric Zemmour en Belgique

Fin décembre, une élue écologiste de la ville avait demandé l'interdiction de la venue du journaliste français sur le territoire de la commune. Mais le bourgmestre (maire) de Bruxelles, le socialiste Yvan Mayeur, a refusé de donner suite à cette demande, relevant notamment que le rendez-vous au Cercle de Lorraine se tenait dans un cadre privé.

Jeudi, le Collectif contre l'islamophobie en Belgique (CCIB), une association fondée en septembre dernier, a annoncé le dépôt d'une plainte contre Eric Zemmour pour incitation à la haine raciale. "Le CCIB est fermement attaché à la liberté d'expression et à sa préservation, mais ne peut rester inactif face à la propagation dans notre pays de la haine envers les musulmans ou envers une quelconque catégorie de population sur la base de ses convictions, origines, apparences et/ou cultures", a expliqué le collectif.

 

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