Jamel Debbouze : "J’aime faire rire la famille"

Jamel Debbouze et les acteurs de son film "Pourquoi j'ai pas mangé mon père". Jamel Debbouze et les acteurs de son film "Pourquoi j'ai pas mangé mon père".[© PATHE]

Un nouveau défi. Jamel Debbouze tient le haut de l’affiche avec sa première réalisation pour le cinéma. L’humoriste s’est vu confier le film "Pourquoi j’ai pas mangé mon père", libre adaptation du roman paru en 1960 de l’écrivain Roy Lewis, et premier projet européen en motion capture. Un projet où il ne devait au départ que poser sa voix, avant de vraiment se prendre au jeu. 

 

Comment vous êtes-vous retrouvé à scénariser et réaliser ce film ?

Pathé m’a d’abord proposé de faire une voix. J’ai changé quelques dialogues et on m’a demandé de jouer dans le film. Quand il a été question de tourner le film en motion capture, j’ai craqué. Au départ, j’ai eu peur, puis j’ai été flatté, puis impressionné, pressurisé pour au final tout donner. Et je me suis laissé gagner par ce projet sans m’en rendre compte. Par accident et naturellement à la fois.

 

En tant que réalisateur, comment avez-vous trouvé vos marques ? 

Je me suis servi de mes propres outils, l’improvisation théâtrale et mon expérience. Et je me suis inspiré des gens que j’avais observés : Chabat, Bouchareb, Besson, Spike Lee. Je suis curieux, et je me suis souvenu de ce que j’avais vu.

 

Ce film est positif, à votre image…

J’aime la communion, faire rire la famille. Je viens de Trappes et ce sont les associations qui m’ont donné ma conscience. J’ai besoin de faire quelque chose qui a du sens.

 

Pourquoi avoir fait revivre Louis de Funès grâce à la motion capture?

Parce que j’avais besoin d’un très bon collègue pour faire ce film. Il nous a tous fait rire, nous a inspiré... Il a laissé une trace indélébile. Il nous a tous touché, surtout moi qui suis comédien et qui court après le rythme… Il l’avait de manière incroyable. Pour tout ça, j’avais envie de lui rendre hommage. Et qui pouvait être le meilleur compagnon pour une comédie ? A part De Funès ou Chaplin, je ne vois pas…  

 

La réalisation, une expérience à renouveler ?

Oh la la la, pas du tout, stop ! (rires) Il n’y a rien qui mérite sept ans de travail… à part l’Agrégation. Et encore, même pour l’Agrégation c’est trop ! En sept ans, on change la vie d’un pays, on ne fait pas un film. On a eu beaucoup de satisfaction à réaliser ce projet sur lequel on a été des pionniers. On a beaucoup ri parce que c’est notre nature mais c’était très, très dur. Ca a été l’aventure la plus forte et la plus difficile de ma vie. La plus belle, la plus drôle, la plus joyeuse mais j’ai négligé un peu ma famille, mes amis et j’espère que je n’ai pas fait trop de dégâts autour de moi. Pour le moment, j’ai besoin d’être en jachère familiale.

 

"Pourquoi j’ai pas mangé mon père", de et avec Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau. En salles mercredi.

 

La bande-annonce de "Pourquoi j’ai pas mangé mon père" :

 

 

 

 

 

 

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