Pleins feux sur la Croisette

La 68e édition du Festival de Cannes démarre ce mercredi 13 mai. [VALERY HACHE / AFP]

Sous la houlette de Pierre Lescure, la première manifestation culturelle mondiale, présidée par Ethan et Joel Coen, démarre ce soir. Dix-neuf films sont en lice pour la Palme d’or, qui sera décernée le 24 mai.

 

Une nouvelle ère commence aujourd’hui pour le Festival de Cannes. Baptême du feu pour Pierre Lescure en tant que successeur de Gilles Jacob à la présidence, cette 68e édition du plus grand festival au monde promet d’être particulièrement captivante pour les cinéphiles.

Lambert Wilson, qui avait sans conteste apporté une ultime touche glamour en dansant avec Nicole Kidman lors de la soirée d’ouverture l’année dernière, reprendra ses habits de maître de cérémonie pour la deuxième année consécutive. Sa tâche, donner le coup d’envoi d’une quinzaine qu’on espère inoubliable et riche en sensations fortes, et accueillir comme il se doit les différents membres du jury, présidé cette année – une première pour un duo – par les frères Coen.

Sept personnalités entourent les réalisateurs américains palmés en 1991 pour Barton Fink, et grands habitués de ce rendez-vous avec pas moins de neuf films présentés sur la Croisette. Parmi elles, on compte notamment le prodige québécois Xavier Dolan, Prix du jury l’année dernière avec Mommy, les actrices Sophie Marceau et Sienna Miller, l’auteur-compositeur-interprète malienne Rokia Traoré et le réalisateur mexicain Guillermo del Toro.

Au terme de dix jours de festival, à charge pour eux de départager les dix-neuf films en compétition et d’élire le successeur de Winter Sleep du réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan, Palme d’or 2014.  

 

Les intimes de retour

Comme d’habitude, la compétition comporte cette année encore une large part de cinéastes déjà adoubés au Palais des festivals.

L’Italie sera par exemple représentée par trois de ses plus actifs talents. Nanni Moretti, Palme d’or en 2001 avec La chambre du fils, présentera Mia Madre. Paolo Sorrentino, qu’on a vu fouler le tapis rouge pour This Must Be the Place et Il Divo, révélera Youth avec Harvey Keitel et Michael Caine. Récompensé à deux reprises par le Grand Prix pour Reality (2012) et Gomorra (2008), Matteo Garrone projettera Le conte des contes, l’adaptation du recueil éponyme du poète napolitain Giambattista Basile.

Côté français, on retrouvera avec plaisir Jacques Audiard (Un prophète, Grand Prix en 2009) et Maïwenn, Prix du jury 2011 pour Polisse, avec respectivement Dheepan, une plongée dans une communauté de réfugiés tamouls, et Mon roi avec Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel.

A noter également The Sea of Trees et The Assassin, qui témoignent du retour en compétition de l’Américain Gus Van Sant et du Taïwanais Hou Hsiao-hsien. 

 

Quelques prises de risques

Face à eux, une poignée de "novices" brigueront la récompense ultime. Justin Kurzel, réalisateur australien connu pour avoir signé Les crimes de Snowtown, concourra avec une adaptation de Macbeth, avec Marion Cotillard et Michael Fassbender.

Mais il se pourrait bien aussi que le Hongrois Laszlo Nemes, qui entre directement en compétition avec son premier long-métrage Le fils de Saul – un regard neuf sur la Shoah –, et le Canadien Denis Villeneuve (Incendies, Prisoners) avec Sicario, déchaînent les passions

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