Ouverture du Festival du film d'Angoulême présidé par Jean-Hugues Anglade

L'acteur Jean-Hugues Anglade arrive à la projection du film "Je suis un soldat" au 68ème Festival de Cannes, le 20 mai 2015  [Loic Venance / AFP/Archives] L'acteur Jean-Hugues Anglade arrive à la projection du film "Je suis un soldat" au 68ème Festival de Cannes, le 20 mai 2015 [Loic Venance / AFP/Archives]

Le Festival du film francophone d'Angoulême, présidé par Jean-Hugues Anglade, à l'origine d’une polémique sur l’attaque déjouée du Thalys, s’ouvre mardi soir avec la projection de "Belles familles" du cinéaste octogénaire Jean-Paul Rappeneau, douze ans après son dernier long métrage.

 

La 8e édition du festival, créé par l'ex-agent de stars Dominique Besnehard et la productrice Marie-France Brière, donne un avant-goût de la rentrée cinéma. Il propose au total une cinquantaine de films venus de France, de Belgique, du Québec ou du Maroc, dont dix en compétition.

Le jury, composé de neuf membres, est cette année présidé par l'acteur de "37°2 le matin", Jean-Hugues Anglade, qui a été au coeur de l'actualité ce week-end pour avoir été l'un des passagers piégés dans le train Amsterdam-Paris avec l'agresseur armé.

Il a ensuite accusé des membres du personnel du train de s'être enfermés dans la voiture motrice et d'avoir abandonné les passagers, une version qu'il a maintenue après avoir rencontré les dirigeants de Thalys et de la SNCF.

"C’est un grand honneur" de présider ce festival, a déclaré mardi au Figaro l'acteur de 60 ans, pour la première fois en charge d'un tel rôle.

"J’espère être à la hauteur", ajoute celui qui y présentera aussi le film "Je suis un soldat" de Laurent Larivière, dans lequel il joue aux côtés de Louise Bourgoin; Le film avait été sélectionné à Cannes dans la section parallèle "Un certain regard".

 

"Autobiographie imaginaire"

Après la cérémonie d'ouverture, qui aura lieu à 19H30, le Festival s'ouvrira par une projection en avant-première du nouveau film de Jean-Paul Rappeneau, "Belles Familles", au casting prestigieux: Mathieu Amalric, Marine Vacth, Gilles Lellouche, Nicole Garcia, Karine Viard, Guillaume de Tonquédec ou encore André Dussolier.

Le réalisateur français Jean-Paul Rappeneau participe à la retrospective Phillipe de Broca, le 5 mai 2015, à la Cinémathèque française à Paris [Bertrand Guay / AFP/Archives]
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Le réalisateur français Jean-Paul Rappeneau participe à la retrospective Phillipe de Broca, le 5 mai 2015, à la Cinémathèque française à Paris
 

 

Douze ans après son dernier film "Bon voyage", le réalisateur de "Cyrano de Bergerac" - César du meilleur film et Golden Globe du meilleur film étranger en 1991 -, raconte l'histoire de Jérôme Varenne (Mathieu Amalric), un homme qui a quitté la France pour vivre en Chine.

De passage à Paris, il apprend que la maison familiale dans laquelle il a grandi en province est au coeur d'un conflit local, et décide de se rendre sur place. S'en suivent une série de péripéties qui vont l'amener à faire des découvertes sur lui-même.

Ce film au rythme enlevé, sans cesse en mouvement, oscillant entre la fresque romanesque et la comédie chorale, est seulement le huitième long métrage de Jean-Paul Rappeneau, 83 ans, réalisateur méticuleux et perfectionniste des "Mariés de l'an II", du "Sauvage" ou du "Hussard sur le toit".

"Cette fois, l'idée était de tourner une sorte d'autobiographie imaginaire", explique le cinéaste.

"Dans ce qui est raconté, tout a un lien avec moi, mais rien n'a de lien avec ma véritable vie", poursuit-il.

 

Une fête du cinéma populaire

Manifestation à l'importance croissante, le Festival du film francophone d'Angoulême avait attiré 25.000 spectateurs en 2014.

Avec un pass à 25 euros les dix séances, il se veut plus que jamais une fête du cinéma populaire, mêlant tapis rouges et grand public, en présence de nombreux acteurs et réalisateurs.

Le dernier film de Claude Lelouch, "Un+Une", avec Jean Dujardin et Elsa Zylberstein, sera également présenté en avant-première, tout comme "Au plus près du soleil" d'Yves Angelo avec Sylvie Testud et Grégory Gadebois ou "Un début prometteur" d'Emma Luchini avec Manu Payet.

Parmi les dix aspirants aux "Valois d'or" du palmarès, figurent "Je ne suis pas un salaud" d'Emmanuel Finkiel avec Nicolas Duvauchelle et Mélanie Thierry, "La vie en grand" de Mathieu Vadepied ou "Much loved" du Marocain Nabil Ayouch, film sur la prostitution présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, et qui a été interdit dans son pays.

Un hommage sera aussi rendu au cinéma belge, avec la projection d'une douzaine de films emblématiques, de "La kermesse héroïque" (1935) de Jacques Feyder à "L'enfant" (2005) des frères Dardenne.

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