Les 5 anecdotes sur les tubes de 2018 à connaître pour briller à l’apéro

Le clip de Beyoncé et Joy-Z a déjà été visionné plus de 59 millions de fois sur la plateforme YouTube. [Capture d'écran]

This is America, le clip de Beyonce et Jay-Z au Louvre, Bella Ciao… ils ont fait l’actualité musicale de 2018. Au-delà du succès sur la toile, ces clips recèlent de nombreuses références culturelles.

«Eh, vous savez qu’en fait… » On a tous cet ami qui brille par ses anecdotes bien placées en soirée. L’été arrive, et avec lui, le temps des barbecues, apéros ensoleillés entre amis. On vous donne l’occasion de défier cet ami cultivé en soirée, avec cinq anecdotes sur des titres sortis cette année.

This is America, de Childish Gambino

Avec plus de 318 millions de vues depuis sa sortie le 5 mai 2018, c’est peu dire que la vidéo de Childish Gambino (Donald Glover, connu pour son rôle dans Atlanta) a fait le buzz.

Plus qu’un phénomène, ce clip compile de nombreuses références à la culture afro-américaine, comme par exemple Jim Crow, un symbole raciste qui moquait les Afro-Américains au XIXe siècle. Symbole qui donnera son nom aux lois encadrant la ségrégation raciale aux Etats-Unis, entre les années 1870 et 1964. En se tenant cambré et en exagérant ses mimiques faciales, Donald Glover singe les stéréotypes de l'époque et les actualise avec force.  

Apeshit, de Beyoncé et Jay-Z

Magistral. Le dernier titre «Apeshit» du couple Carter a été visionné plus de 59 millions de fois deux semaines après sa sortie. Tourné au Louvre avec la Joconde en toile de fond, ou encore la Victoire de Samothrace, le clip regorge de références à la culture classique.

Petite anecdote à placer au début d’une soirée entre amis : savez-vous que le Louvre a mis à disposition un parcours nommé «Jay-Z et Beyoncé au Louvre» ? Un plan détaille toutes les œuvres qui apparaissent dans la vidéo et les étapes à suivre pour ne manquer aucune référence. En tout, le musée propose de découvrir les 17 œuvres qui apparaissent dans la vidéo. De quoi remplir une soirée de petites références culturelles, rien que sur cette vidéo.

Bella Ciao, un chant de révolte italien du XXe siècle

Il a été remis au goût du jour par la série Netflix Casa de Papel. A la fin de la première saison, le Professeur et Denver entonnent le chant révolutionnaire italien. Au départ, Bella Ciao était chantée par les mondine, des ouvrières agricoles qui cultivaient le riz dans le nord du pays.

Un hymne qui dénonçait les conditions de travail, très difficiles des travailleuses et dont les paroles sont un appel au «travail en liberté». Le chant sera ensuite repris en 1944 par les résistants italiens.

Jimmy, d’Eddy de Pretto

«Je n’ai pas vu l’été, la neige était féroce», ces paroles ne font pas référence à la météo ou un morne été, mais à la drogue. Dans sa chanson «Jimmy», Eddy de Pretto empreinte volontairement un ton qui relaterait une histoire d’amour qui a mal tourné. En fait, il explique à Konbini : «Il se trouve que cette personne, Jimmy, est mon dealer. Je le voyais de façon récurrente, et de là, une relation s’est créée.»

Et d’ajouter : «Une relation basée sur l’addiction qui n’est pas la même qu’une relation amoureuse, mais qui reste une relation assez particulière. Je voulais l’écrire et jouer sur cette ambiguïté.»

Sunset Lover, de Petit Biscuit

C’est l’histoire de Mehdi Benjelloun, plus connu sous le nom de Petit Biscuit. Un jour de 2015, il poste «Sunset Lover» sur la plateforme de streaming Soundcloud et c’est le succès immédiat : 32 millions d’écoutes sur la plateforme, plus de 77 millions sur YouTube et plus de 272 millions sur Spotify.

Le Rouennais de 18 ans avait 15 ans lorsqu’il publie «Sunset Lover». Le Normand ne cartonne pas que sur Internet. Deux ans plus tard, il passe son bac scientifique et l'obtient avec la mention «Très bien».

C’est maintenant l’heure pour vous de briller en soirée. Mais pas trop, au risque de devenir aussi insupportable que l’ami que vous critiquiez avant de lire cet article.

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