Black Friday : le Green Friday, l'alternative à la surconsommation

En tout, 150 entreprises participent vendredi 23 novembre au Green Friday.[DAMIEN MEYER / AFP]

Tradition américaine adoptée par les Français, le «Black Friday», avec ses soldes gigantesques, est devenu le symbole de la surconsommation occidentale. Face à cela, des associations et des entreprises ont lancé le «Green Friday» pour promouvoir l'économie circulaire.

Cette initiative, dont la deuxième édition a lieu ce 23 novembre, vise à sensibiliser les Français à l'impact humain et environnemental d'une consommation débridée. Elle est notamment soutenue par la mairie de Paris, qui a versé 40.000 euros de subventions à l'organisation.

«Aujourd'hui, chaque Français consomme 60 % de produits textiles de plus qu'il y a 15 ans, et les conserve deux fois moins longtemps», affirme dans Libération Anémone Bérès, la présidente de l'association Green Friday et du réseau Envie, une entreprise de réinsertion spécialisée dans le retraitement des déchets électriques et électroniques, à l'origine de l'événement. «Est-ce vraiment raisonnable ?»

En tout, 150 entreprises participent au Green Friday. Elles se sont engagées à ne pas proposer de promotions le jour du Black Friday et elles reverseront 15 % du produit de leurs ventes à des associations engagées dans la promotion de la consommation durable. Certaines d'entre elles proposent également ce vendredi des ateliers de réparation ou de récupération pour lutter contre le gaspillage, mais aussi des portes ouvertes.

Ainsi, Emmaüs Défi met en place un atelier de création de vêtements à partir de chutes textiles. Dans les différentes boutiques du réseau Envie des diagnostics et des ateliers de réparation de produis électroménagers sont ouverts au public. La liste des différentes opérations est disponible sur le site de Green Friday.

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