Tourisme : les Français seraient prêts à payer plus pour compenser l'impact environnemental de leurs voyages

Payer plus pour compenser l'impact environnemental de ses voyages, une option que pourraient envisager plus 63 % des Français. [FRED DUFOUR / AFP]

L’urgence climatique est au cœur de l’actualité et impacte tous les secteurs d’activités. Le tourisme n’y coupe pas. Alors que l’écotaxe sur les billets d’avion est entrée en vigueur en ce début d’année, une récente enquête dévoile que les Français pourraient envisager de mettre la main au portefeuille pour lutter contre l’impact environnemental de leurs voyages.

Si certains consommateurs ont déjà profondément modifié leur habitudes en se tournant vers le phénomène du «Flygskam», qui consiste à avoir honte de prendre l’avion et donc à renoncer à utiliser ce mode de transport, de nombreux voyageurs hexagonaux envisageraient de compenser financièrement leur impact environnemental.

Jusqu'à 200 euros de plus 

Plus de 60% des Français seraient ainsi prêts à dépenser plus, pour un voyage plus responsable, révèle l’enquête menée par Toluna auprès de 1051 sondés pour le compte d’Easyvoyage, plate-forme qui vient de lancer son éco-comparateur proposant un tri des vols en fonction de l’empreinte carbone générée lors de leurs trajets.

Parmi ces voyageurs, la moitié envisagerait de dépenser moins de 100 euros en plus et 37 % pourraient payer jusqu’à 200 euros supplémentaires sur l’ensemble de leur voyage (vol et hôtel). Ils envisageraient également, pour 32 % d'entre eux, de débourser 20 euros de plus pour un billet d'avion court-courrier et 50 euros (28 %) pour un vol long-courrier.

Des sommes qui témoignent d’une vraie sensibilité des voyageurs pour l’impact du tourisme sur la planète. Une conscience écologique à mettre toutefois en perspective. Près de 90 % pensent, cependant, que c’est aux professionnels du tourisme, par leur expertise, d’assumer la responsabilité de l’impact environnemental et sa compensation. 

Les jeunes plus sensibles à l’impact écologique de leurs voyages 

Effet Greta Thunberg ou pas, toujours est-il que les jeunes font figure de bons élèves. Les 18 – 35 ans s’avèrent être plus engagés que leurs aînés. Ils sont plus de 70 % à concevoir de dépenser plus pour préserver la planète, contre 58 % de 35 - 54 ans. Des jeunes qui voient également d’un bon œil l’écotaxe imposée par le gouvernent depuis le 1erjanvier sur les billets d’avion. 40 % des 18 -34 ans sont en effet favorables à cette mesure, qui prévoit une taxe de 1, 50 à 18 euros par billet, sur les vols au départ de la France. Et ce alors qu’un français sur deux estime que cette taxe ne résoudra rien tout particulièrement les 35 – 45 ans (52 %) et les plus de 55 ans (59 %). 

Le prix reste un critère important

Bien que les Français soient prêts à modifier leurs comportements, en privilégiant par exemple des vols directs (38 %) ou en choisissant des compagnies aériennes proposant une compensation de leurs émissions de CO2, le prix des billets reste cependant l’unique critère d’achat pour 22 % des voyageurs. De la même façon, il reste le principal critère de sélection dans le choix de leur hébergement de vacances pour plus de 30 % des Français. 

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