Le succès des vélos électriques

Les VAE reste avant tout des vélos. [Chenning angerer Sipa]

Avec près de 100 000 modèles vendus en 2015, le vélo électrique poursuit sa conquête des villes. Un moyen de transport respectueux de l’environnement, pratique et peu coûteux à l’entretien. 

S’il y en a un qui a le vent en poupe, c’est bien lui. L’attrait pour le vélo à assistance électrique (VAE) ne se dément pas dans l’Hexagone. Le phénomène prend de l’ampleur d’année en année. La France est le plus gros acheteur d’Europe derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni. «La barre symbolique des 100 000 vélos électriques vendus a été dépassée en France en 2015, selon les derniers chiffres publiés», explique David Olivier, responsable technique de l’Union nationale de l’industrie du vélo (Univelo).

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Un chiffre en nette hausse, en comparaison avec 2014, où 77 500 VAE avaient trouvé acquéreur. Il est vrai que ce mode de transport présente de nombreux atouts. Ecologique, il ne rejette aucun gaz dans l’atmosphère. Le deux-roues est équipé d’un moteur alimenté par une batterie qui aide le cycliste lorsqu’il pédale. Une assistance bienvenue lorsqu’il s’agit d’affronter des pentes escarpées.

Pouvant atteindre une vitesse maximale de 25 km/h, il est idéal pour circuler en ville et commence à s’imposer comme une alternative au scooter, à la voiture et aux transports en commun. «Il y a un mouvement de fond qui trouve son fondement dans les changements de mobilité urbaine», analyse Jean-Philippe Frey, responsable des études à la Fédération professionnelle des entreprises du sport et des loisirs. «De plus en plus de personnes utilisent le vélo électrique en ville pour se rendre au travail», poursuit-il.

Et pour cause : selon une étude publiée en mars 2015 par le bureau d’études et de recherche 6t, le VAE est le mode de transport qui permet d’aller le plus vite dans les villes au trafic routier dense. «Le rejet de la voiture à cause des contraintes économiques qui lui sont liées est l’une des raisons du succès du VAE», estime Jean-Philippe Frey. Ne nécessitant ni carburant ni parking, le cycle électrique ne coûte que le prix de son entretien une fois acheté, soit entre 50 et 150 euros par an.

Il faut toutefois compter 1 400 euros minimum pour en acquérir un de bonne qualité. Le véhicule est aussi prisé pour les activités de loisir comme l’excursion, à tel point que plusieurs stations de montagne n’ont pas hésité à s’équiper pour proposer cette activité aux touristes présents sur place. Une petite révolution est en marche. •

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