A la découverte de la production de fruits

Un cerisier en fleurs. [YOSHIKAZU TSUNO / AFP]

Parcourir les étals des primeurs est un régal pour les yeux avant d’être un plaisir pour le palais. Toutes ces variétés de formes, de couleurs et de parfums des fruits et légumes frais sont autant d’appels à se faire du bien avec du bon.

Pour arriver à un tel résultat, les producteurs ont développé un savoir-faire et des attentions constantes qui permettent aux consommateurs de savourer tout naturellement ces produits. Quelle que soit la production fruitière, celle-ci réclame un travail quotidien et de longue haleine. Un verger de cerisiers demande ainsi 300 heures de travail par hectare et par an, voire 600 heures pour des pêchers.

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Loin de l’image d’une industrialisation à outrance et déshumanisée, les arboriculteurs taillent, dès la plantation, les arbres à la main pour les former et les structurer. Il leur faut une bonne dose de patience car l’arbre est improductif durant de longues années (3 à 10 ans selon les fruits). L’entretien et la propreté du verger exigent également une attention de tous les instants : tonte de l’herbe, entretien des pieds des arbustes et taille des branches, protection contre les éventuels parasites…

Les abeilles au secours des fruits

Tout commence par une observation quotidienne des vergers. Si le producteur découvre une attaque des arbres par une maladie ou des ravageurs, il observe son évolution pendant plusieurs jours pour décider de la meilleure réponse à apporter. Il utilise des insectes auxiliaires (les coccinelles, les syrphes ou les chrysopes sont de véritables alliés pour les producteurs). Si ce n’est pas suffisant, il intervient directement en respectant les bonnes pratiques agricoles. Chaque fois que cela est possible, les producteurs utilisent des méthodes de protection des plantes respectueuses de la nature.

La taille de l’arbre a lieu pendant l’hiver. Au printemps, le développement des champignons pathogènes et de nuisibles demande une surveillance accrue des fleurs et des feuilles. Le producteur compte ainsi beaucoup sur la présence des abeilles et des bourdons. Sans eux, pas de fruits. Ils sont en effet indispensables à la pollinisation des fleurs. Le rôle du producteur est ainsi, en quelque sorte, d'aider la nature à bien faire son travail. 

Campagne d'information co-financée par la France et les professionnels de la filière fruits et légumes frais

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