Les athlètes français acclamés à leur retour à Paris

Mahiédine Mekhissi se photographie avec des fans, le 18 août 2014 à la gare de Lyon à Paris [Fred Dufour / AFP] Mahiédine Mekhissi se photographie avec des fans, le 18 août 2014 à la gare de Lyon à Paris [Fred Dufour / AFP]

Quelques centaines de personnes se sont massées lundi à l'intérieur et aux abords de la gare de Lyon, à Paris, pour offrir un accueil aussi chaleureux qu'inattendu à l'équipe de France d'athlétisme après sa moisson record de 23 médailles aux Championnats d'Europe.

 

Les athlètes ont été surpris par les bruyantes acclamations à leur descente du TGV. "Quand on voit tout ce monde, c'est là qu'on se rend compte de ce qu'on a fait. On a marqué l'histoire, c'est une grande fierté", a lâché Mahiédine Mekhissi, médaillé d'or sur 1.500 m après avoir été déchu de son titre du 3.000 m steeple.

Certains supporters étaient arrivés plus d'une heure et demie avant l'arrivée de la délégation depuis Zurich.

Victor Daniel, 11 ans, est de ceux-là, accompagné par sa mère depuis les Yvelines. "Ils sont super sympas, c'est génial", s'exclame le garçon qui assure avoir "tout vu" des championnats. Sur le quai, il réussit à glaner les autographes de ses "préférés" Antoinette Nana Djimou (or en heptathlon), Christophe Lemaitre (argent sur 100 m et 200 m et bronze sur relais 4x100 m) et Renaud Lavillenie (or à la perche).

 

"Ce qu'ils ont fait, c'est extraordinaire"

Restée à l'extérieur, Armelle Langlet n'a pas hésité une seconde avant de venir: "Quand j'ai su qu'ils arrivaient ici, c'était incontournable", sourit cette dame de 58 ans, entraîneur d'athlétisme pour enfants en Gironde mais en vacances à Paris. "C'est une très belle équipe. Ce qu'ils ont fait, c'est extraordinaire, je suis très fière. C'est comme l'équipe de France de foot en 1998, on les a vus monter, monter... On y a cru petit à petit et sur la fin, vraiment on y était."

"Ils méritent un tel accueil. Ils sont nos héros", ajoute Manu Lévi, 26 ans, qui a laissé filer son train pour Melun pour voir ses idoles. "Je prendrai le prochain train, y a pas de soucis", sourit-il, son drapeau bleu-blanc-rouge à la main.

Les athlètes Yohann Diniz et Muriel Hurtiz, à la gare de Lyon à Paris, le 18 août 2014 [Fred Dufour / AFP]
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Les athlètes Yohann Diniz et Muriel Hurtiz, à la gare de Lyon à Paris, le 18 août 2014

 

"Tout le monde ici ne connaît pas l'athlé, ils sont là pour faire des photos", glisse, amer, Bruno Trichet, un quinquagénaire qui se revendique "passionné d'athétisme". "Je n'ai rien contre ces spectateurs, mais si vous leur demandez le record du 400 mètres dames, ils ne le sauront pas. Les passionnés d'athlétisme sont rares en France."

Les plus connus, Christophe Lemaitre, Yohann Diniz et Renaud Lavillenie, ont été parmi les plus applaudis. Mais certains étaient aussi venus en saluer d'autres. "Il y a la petite dernière (relayeuse du 4x400 m Floria Gueï) qui a couru a fond, rappelle Armelle Langlet. Et je voulais voir aussi Muriel Hurtis qui va prendre sa retraite."

Les athlètes ont quitté la gare peu après 17H30 dans un bus à impériale direction l'Elysée, où ils devaient être reçus par François Hollande.

 

 

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