Handball : Les Bleus dans la douleur

Le capitaine de l'équipe de France de handball Jérôme Fernandez.[JONATHAN NACKSTRAND / AFP]

L’équipe de France a rencontré les pires difficultés pour se défaire, ce samedi, de la Suède (27-25). Cette victoire permet néanmoins aux Bleus de terminer en tête du groupe C et d’affronter l’Argentine, lundi, en huitièmes de finale. Mais Claude Onesta et ses joueurs ont encore beaucoup de travail.

 

C’est un énorme ouf de soulagement. Car les Bleus ont longtemps été sous asphyxie, ce samedi soir, avant de disposer dans le "money-time" de la Suède (27-25). Un succès synonyme de première place du groupe C, qui offre à l’équipe de France un huitième de finale un peu plus abordable, lundi, contre l’Argentine. Encore faut-il que les hommes de Claude Onesta montent en régime dans cette Coupe du monde de handball au Qatar.

Car c’est peu dire qu’ils ont une nouvelle fois souffert. Notamment en première période. La faute à une entame de match catastrophique. Peut-être inhibé par l’enjeu, de ce que le sélectionneur français avait présenté comme un "16e de finale", ils ont rapidement vu leurs adversaires prendre les devants (0-4, 7e). En cause, une attaque plus que déficiente dans la finition.

Il a fallu un premier temps mort demandé par le camp tricolore pour resserrer les boulons et voir Guillaume Joli enfin inscrire le premier but des Bleus (1-4, 8e). Cette réalisation a eu le mérite de lancer la machine et de voir les Français recoller au score (4-4, 12e). Mais elle s’est aussitôt déréglée et les Suédois ne se sont pas faits prier pour recreuser un nouvel écart (5-9, 18e). Une défense solide et un Thierry Omeyer impérial dans sa cage a néanmoins permis aux Experts de maintenir la tête hors de l’eau et de ne basculer qu’avec un but de retard à la pause (11-12).

Le début de la seconde période n'a pas été non plus pour rassurer Jérôme Fernandez et ses coéquipiers, d'autant qu'est venu s’ajouter l’expulsion de Luka Karabatic (44e). Mais au lieu de sombrer, les Bleus ont fait preuve de caractère et de courage pour renverser un match bien mal embarqué. Et ils peuvent tirer un grand coup de chapeau à Joli, que Claude Onesta avait quelque peu tancé la veille en conférence de presse et qui s’est montré impeccable au jet de sept mètres (9/9). Mais aussi à un Omeyer qui a poursuivi son festival (13 arrêts).

Si le dernier rempart des Bleus, élu homme du match, a été à la fête, cela n’a pas été le cas de Nikola Karabatic. Bien cerné par la défense suédoise, le leader de l'équipe de France a vécu une bien mauvaise soirée, sans jamais parvenir à trouver l’ouverture (0 but). Mais l'honneur est sauf, non sans mal. 

Pour le fameux match référence tant attendu, Claude Onesta devra toutefois encore patienter. Mais s’il arrive en 8e de finale, il ne s’en plaindra sûrement pas. En même temps, ce sera le moment ou jamais au risque, sinon, de voir l’aventure à Doha s’achèver plus tôt que prévue.

 

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