Cédric Sorhaindo : "On va essayer de se lâcher"

Cédric Sorhaindo s'est montré sous son meilleur visage avec les Bleus depuis le début de la compétition. Cédric Sorhaindo s'est montré sous son meilleur visage avec les Bleus depuis le début de la compétition.[JONATHAN NACKSTRAND / AFP]

Cédric Sorhaindo fait partie des satisfactions de l’équipe de France au Mondial de handball au Qatar. Le pivot des Bleus est revenu sur ses performances et sur la suite de la compétition, alors que les Experts doivent affronter l’Argentine, ce lundi, en huitièmes de finale.

 

Comment vous sentez-vous physiquement ?

Ce n’est pas forcément facile d’enchaîner les matchs. Il y a beaucoup de fatigue, surtout que, personnellement, j’ai toujours été un petit dormeur. J’ai également des difficultés à m’endormir après les matchs. Mais on profite des jours de repos pour se soigner et récupérer un maximum d’énergie. Quand la tête va bien, le corps suit. Et pour le moment, c’est le cas.

 

Avez-vous plus de responsabilités au sein de cette équipe de France ?

Quand des cadres s’en vont, d’autres doivent prendre leur place. Mais je n’ai jamais revendiqué des responsabilités. J’attends qu’on me les donne. Car mon caractère et ma personnalité font que je me considère être au service de l’équipe. Maintenant qu’on m’en a confiées un peu plus, j’essaie de m’appliquer et d’être régulier pour être à la hauteur de la confiance qu’on a en moi.

 

On a le sentiment qu’une cinquième étoile passera forcément par un grand Cédric Sorhaindo ?

Chacun à son rôle à jouer. C’est l’addition des performances individuelles qui fera la performance collective. L’équipe est en place, elle a envie d’aller au bout et on se pousse les uns et les autres pour y arriver. Aujourd’hui, je suis plus en évidence, mais demain ce sera peut-être un autre. On a toujours vu en équipe de France des joueurs, qu’on n’attendait pas à certain niveau, prendre le relais. C’est ça la beauté de l’équipe de France.

 

Où vous situez-vous dans votre carrière ?

Par rapport à ce que je suis en train de vivre depuis deux ans maintenant, je suis peut-être au moment où je suis le mieux dans ma carrière et le plus épanoui. 

 

Avez-vous déjà réfléchi à la suite de votre carrière en sélection ?

Je ne pense pas encore à quand je vais arrêter ma carrière internationale. Tant que mes performances aideront l’équipe, je serais toujours à sa disposition. Pour moi, c’est un honneur de défendre les couleurs de mon pays. Le jour où l’entraîneur sentira que je ne peux plus apporter à cette équipe, je dirais stop. Il faut savoir laisser la place aux autres. Quand on voit les générations à venir, on sait qu’il y a encore de très belles pages qui pourront être écrites. J’aurais en tout cas vécu de belles aventures et je continuerai à suivre cette équipe de France.

 

Comment abordez-vous les matchs couperets ?

On sait très bien qu’on a plus le droit à l’erreur. On ne peut pas se mettre à chaque fois dans la difficulté comme face à la Suède, car tôt ou tard, ça ne passera pas. Mais on sait aussi qu’il y a le talent dans cette équipe de France, même s’il y a également la pression et l’envie de trop bien faire. On va essayer de se lâcher en gardant à l’esprit qu’on ne peut pas tout le temps faire le match parfait.

 

En terminant en tête de votre groupe, vous vous êtes bien dégagé le tableau…

On va d’abord se concentrer sur l’Argentine avec beaucoup de sérieux, comme on l’a toujours fait. On évite toujours de trop se projeter. Il peut se passer tellement de choses. Et en cas de contre-performance, la désillusion est d’autant plus grande. Il faut prendre le temps d’avancer tranquillement.

 

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