Jérôme Fernandez : "On se connaît par cœur avec l’Espagne"

Le capitaine de l'équipe de France de handball Jérôme Fernandez.[JONATHAN NACKSTRAND / AFP]

Ces deux là ne se quittent plus. L’équipe de France va retrouver, vendredi en demi-finale du Mondial de handball au Qatar, l’Espagne, qu’elle avait déjà éliminé aux portes de la finale de l’Euro l’année dernière. Jérôme Fernandez se méfie donc de l’esprit de revanche des Espagnols, qui n’ont pas oublié non plus la défaite en finale des JO 2012 à Londres.

 

Vous allez retrouver une équipe d’Espagne que vous connaissez bien…

Il y a plusieurs joueurs français qui sont partis jouer en Espagne, et des joueurs espagnols jouant en France. On se connaît par cœur. On s’était déjà croisé en demi-finale de l’Euro. Ça nous avait sourit, mais on se méfie beaucoup de cette équipe d’Espagne parce qu’elle a fait un très bon Mondial jusque-là. Les Espagnols s’appuient sur une très bonne défense avec des gardiens très performants, et notamment Gonzalo Pérez de Vargas qui connaît très bien les joueurs français. Il a joué dans le championnat de France l’année dernière à Toulouse et il évolue aujourd’hui à Barcelone avec Nikola Karabatic et Cédric Sorhaindo. Il va falloir se méfier.

 

Surtout qu’ils seront très revanchards…

Ils doivent encore avoir à l’esprit nos victoires en demi-finale de l’Euro l’année dernière et en finale des JO à Londres en 2012. Mais on a suffisamment d’expérience pour aborder ces rendez-vous importants, même si ça ne fait pas de nous le favori. Ça va se jouer sur très peu de choses. On ne va pas tuer le match comme contre l’Argentine et la Slovénie. Il faudra être bon pendant 60 minutes si on veut atteindre la finale. On arrivé à Doha avec cette ambition. Et pour arriver en finale, il faut battre les meilleures équipes et l’Espagne en fait partie.

 

Etait-elle plus forte que l’année dernière ?

Je pense effectivement qu’elle est meilleure. Cette équipe d’Espagne était un peu en reconstruction après son Mondial gagné il y a deux ans. Mais elle a retrouvé un équilibre et une grande force défensive. Je m’attends à ce qu’elle nous pose beaucoup plus de problèmes par rapport à la demi-finale de l’année dernière à l’Euro. Ça va être un grand match entre deux équipes qui auraient mérité de se rencontrer en finale et de jouer le titre.

 

Qu’est ce qui fait la force de l’équipe de France ?

Ce qui fait la force de cette équipe, c’est justement qu’on est une équipe. On n’est pas une somme de joueurs. On est un groupe qui vit bien ensemble et qui est surtout très compétitif. On se retrouve avec un niveau global très élevé. On a tout ce qu’il faut pour gagner, mais cette équipe d’Espagne est notre plus sérieux concurrent en vue du titre mondial.

 

Justement pensez-vous que le vainqueur de ce duel aura-t-il de grandes chances d’être sacré dimanche ?

Oui, même si je me méfie beaucoup du Qatar chez lui. Le rêve continue pour cette équipe qui va tout faire pour battre la Pologne. Et si on joue le Qatar, dimanche en finale, ça va être très compliqué de s’imposer.

 

Avez-vous prévu un cadeau pour l’entrée de Nikola Karabatic dans le club des "1 000 buts en sélection" ?

Je ne savais pas qu’il fallait faire des cadeaux, parce que, moi, on ne m’en a pas fait. Mais s’il faut lui faire un cadeau, je lui en ferai un. Je ne sais pas si ça le tient à cœur… Surtout qu’à mon avis, il ne fait pas s’arrêter à 1 000 buts. Peut-être que je lui ferai un cadeau quand il me dépassera (1 451 buts).

 

Pensez-vous qu’il puisse vous dépasser ?

C’est encore long, mais je connais Nikola et sa motivation. Je suis persuadé qu’il va jouer encore très longtemps et qu’il atteindra largement la barre des 1 500 buts.

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