N. Karabatic : "Que la médaille d’or qui compte"

Nikola Karabatic a rejoint son capitaine Jérôme Fernandez et Frédéric Volle dans le cercle très fermé des joueurs ayant franchi la barre des 1.000 sous le maillot de l’équipe de France. Mais le demi-centre tricolore préférait retenir la qualification pour la finale du Mondial au Qatar aux dépens de l’Espagne (26-22).

 

L’équipe de France s’est sortie d’une lutte acharnée pour se hisser en finale…

Ça a été un match très difficile pour les nerfs. C’était d’ailleurs un peu le même scénario que la demi-finale de l’Euro l’année dernière. On menait, mais les Espagnols ont réussi à remonter. Mais on ne s’est pas affolé et on s’en est sorti grâce à notre défense et à Thierry Omeyer.

L’année dernière, c’est Cyril Dumoulin qui avait fait une super fin de match, et cette fois, c’est "Titi" qui a fait une super deuxième période. Même quand on ne parvenait pas à trouver les solutions en attaque, on n’a pas baissé les bras.

 

Ce match vous a permis de franchir la barre des 1.000 buts en équipe de France…

Pour moi, c’est anecdotique. Le plus beau, c’est d’être en finale et de gagner avec cette équipe. A chaque compétition, on arrive à prouver qu’on fait partie des meilleurs au monde et qu’on a envie de marquer notre histoire. C’est un plaisir et un bonheur d’évoluer avec cette équipe. On fait un sport collectif pour jouer dans ce genre d’équipe et gagner des finales avec l’équipe de France. On est tellement chanceux d’y arriver, mais on a bossé dur pour en arriver là. Je suis très fier.

 

Place maintenant à la finale contre le surprenant Qatar…

Le Qatar est un adversaire inédit. Mais j’avais dit que le Qatar, chez lui, était très dangereux. Le pays qui évolue à domicile crée très souvent la surprise. Et le Qatar l’a prouvé. Mais c’est aussi une très bonne équipe, avec un très bon entraîneur. Elle se prépare depuis longtemps pour ce rendez-vous et on a pu s’apercevoir qu’elle était prête. Elle n’évolue pas au niveau auquel on aurait pu s’attendre, mais jouer contre le pays hôte est toujours très difficile.

 

La rencontre contre l’Espagne était présentée comme une finale avant la lettre. Y a-t-il un risque de relâchement avant cette finale ?

Il n’y a aucun risque. On sait qu’il n’y a que la médaille d’or qui compte. La médaille d’argent, c’est ce qu’il y a de plus difficile à avaler et on ne veut pas avoir cette couleur. Je ne l’ai eu et je ne la veux pas.

 

Vous aimez défier le pays hôte en finale…

Ça nous est arrivé souvent et ça fait partie de notre histoire. Ça ne sera pas simple mais on va jeter nos dernières forces dans ce dernier combat.

 

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