Athlétisme : le directeur de la fédération kényane suspendu six mois

Le directeur général de la fédération kényane d'athlétisme, Isaac Mwangi, le 18 février 2016 à Nairobi [SIMON MAINA / AFP/Archives] Le directeur général de la fédération kényane d'athlétisme, Isaac Mwangi, le 18 février 2016 à Nairobi [SIMON MAINA / AFP/Archives]

Le directeur général de la fédération kényane d'athlétisme (AK), Isaac Mwangi, a été suspendu lundi pour six mois de toutes fonctions par la commission d'éthique de la fédération internationale d'athlétisme (IAAF) dans l'attente d'un examen des accusations de corruption le visant.

Isaac Mwangi a été accusé la semaine passée par deux athlètes kényanes de leur avoir demandé un pot-de-vin en 2015 en échange d'une réduction de leur suspension pour dopage.

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"Le président de la commission d'éthique de l'IAAF, Michael Beloff, a aujourd'hui provisoirement suspendu M Isaac Mwangi, directeur général de la Fédération Kényane d'athlétisme, de toutes ses fonctions et positions à la fois au sein de la fédération kényane et de l'IAAF dans l'intérêt de l'intégrité de ce sport", écrit la commission dans un communiqué.

Le suspension couvre "une période de 180 jours, débutant le 22 février, dans l'attente de l'examen d'une plainte faite à son encontre et d'informations qui sont parvenues à la commission d'éthique".

La semaine dernière, des témoignages ont filtré depuis le Kenya laissant entendre, comme en Russie, que des pratiques dopantes avaient pu être liées à des tentatives ou des cas de corruption au sein de l'AK. Isaac Mwangi a été accusé par Francisca Koki Manunga (400 m haies) et Joyce Zakari (400 m) d'avoir demandé le 16 octobre 2015 que lui soient versés 2,5 millions de shillings (environ 21 000 euros) en échange de suspensions allégées.

Les deux athlètes avaient été contrôlées positives à un produit masquant interdit lors des Mondiaux de Pékin en août 2015. Elles ont, selon leurs affirmations, refusé le marché proposé par Mwangi et, fin novembre 2015, la Fédération kényane les suspendait pour quatre ans. A la suite de ces accusations, M. Mwangi avait décidé de quitter son poste le temps de l'enquête.

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