Un trésor d'orfèvrerie de la Renaissance exhumé par hasard

Gobelets, salières, coupes, cuillères en argent : un trésor d'orfèvrerie de la Renaissance retrouvé par hasard en creusant une fosse est exposé au château d'Ecouen (Val-d'Oise) qui célèbre autour des ces pièces exceptionnelles l'art de la table au XVIème siècle.[AFP/Archives]

Gobelets, salières, coupes, cuillères en argent : un trésor d'orfèvrerie de la Renaissance retrouvé par hasard en creusant une fosse est exposé au château d'Ecouen (Val-d'Oise) qui célèbre autour des ces pièces exceptionnelles l'art de la table au XVIème siècle.

Présentée du 4 avril au 2 juillet, au musée national de la Renaissance, l'exposition "L'invention d'un Trésor" présente trente et une pièces de vaisselle précieuse destinée à un usage courant et mise en lumière grâce aux tapisseries, peintures, gravures et miniatures de la même période.

"L'exposition, dans l'appartement de Catherine de Médicis, est articulée avec celle permanente du musée. Elle permet de revisiter l'art de la table à la Renaissance, au fil des salles où les objets d'art - verrerie, céramique, orfèvrerie et meubles - illustrent le repas au cours des banquets, en particulier la tenture de David et Bethsabée", a expliqué mardi Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée national de la Renaissance.

Sont présentées également une centaine d'autres vaisselles d'argent remarquables, prêtées par plusieurs musées nationaux, dont ceux de Reims, Colmar et Dijon.

Ce trésor découvert à Pouilly-sur-Meuse (Meuse) est composé notamment de deux salières en argent et vermeil au poinçon de Paris (1530) et surtout d'un ensemble homogène de douze cuillères en argent et vermeil au poinçon de Châlons-en-Champagne, "des pièces rarissimes quant au nombre symbolique de douze".

"L'ensemble des objets sommairement enveloppés a été découvert fortuitement en novembre 2006 par deux habitants qui creusaient une fosse dans leur terrain", a raconté Michèle Bimbenet-Privat, conservatrice en chef au département des Objets d'art au Louvre.

Selon elle, "de telles découvertes se produisent moins d'une fois tous les cent ans !".

"Les objets ont probablement été enfouis volontairement, ce qui nous vaut leur intégralité, mais comme ils étaient posés les uns sur les autres, certains étaient écrasés. Ils ont été restaurés dans le respect des formes par une équipe de spécialistes, dont des historiens", a précisé la conservatrice.

"L'orfèvrerie française a été fondue depuis les guerres de religions pour récupérer de l'argent mais aussi par les propriétaires eux-mêmes pour en faire de nouveaux objets", a rappelé Michèle Bimbenet-Privat.

Classé trésor national, la collection a été acquise pour 1,4 million d'euros par le musée de Nancy grâce au concours de l'Etat et surtout de mécénats d'entreprises.

(Trésors enfouis de la Renaissance - Edition Grandpalais - 127 pages - 28 euros)

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