Villa Médicis: le directeur très critiqué après la chute d'un mur

L'écroulement la semaine passée d'un mur du 17è siècle à Villa Médicis fait jaser dans les milieux culturels à Rome après un article au vitriol du journal Repubblica accusant de mauvaise gestion le directeur Eric de Chassey qui parle de son côté de "non évènement".[AFP] L'écroulement la semaine passée d'un mur du 17è siècle à Villa Médicis fait jaser dans les milieux culturels à Rome après un article au vitriol du journal Repubblica accusant de mauvaise gestion le directeur Eric de Chassey qui parle de son côté de "non évènement".[AFP]

L'écroulement la semaine passée d'un mur du 17è siècle à Villa Médicis fait jaser dans les milieux culturels à Rome après un article au vitriol du journal Repubblica accusant de mauvaise gestion le directeur Eric de Chassey qui parle de son côté de "non évènement".

Le mur situé le long de l'Allée des Orangers et "sur lequel des travaux de restauration étaient en cours depuis neuf mois" s'est effondré jeudi dernier sur une dizaine de mètres, a précisé à l'AFP M. de Chassey jeudi. Selon le directeur, c'est un "non évènement parce qu'il n'y a pas eu de dégâts humains et il n'y avait pas d'oeuvres d'art en dessous".

"Ce sont des ouvriers qui ont remarqué des fissures" et "le chantier a été fermé pour que personne ne soit blessé" avant la chute du mur, selon le directeur qui dit avoir "tout de suite informé la direction du patrimoine et la surintendance" italienne aux Beaux Arts.

Cette zone, empruntée surtout par les pensionnaires et qui ne fait pas partie du circuit touristique aménagé dans les jardins, a été sécurisée.

Selon M. de Chassey, le mur peut être "rapidement reconstruit car les pans sont tombés d'un coup sans se fragmenter" mais en premier lieu, "on veut comprendre les raisons de l'effondrement". Il a émis diverses hypothèses: des fouilles archéologiques menées à proximité ou des racines d'arbres envahissantes qui auraient été coupées.

L'affaire aurait dû en rester là mais le journal Repubblica a accusé lundi le directeur d'avoir voulu "taire" l'incident en imposant par mail une consigne de silence aux pensionnaires et au personnel, pour assurer le renouvellement de son mandat arrivant à échéance en septembre.

M. de Chassey a contesté cette version soulignant, texte de son mail à l'appui, avoir uniquement demandé de "laisser à la direction le soin de communiquer avec l'extérieur" pour fournir "des informations précises et fondées".

Selon Repubblica, l'affaire du mur tomberait mal pour M. de Chassey, un critique d'art contemporain nommé sous le gouvernement de droite de Nicolas Sarkozy, alors que sa reconduction n'est pas garantie. "Considérant le changement de gouvernement, et une période qui ne figure peut-être pas parmi les plus mémorables de la Villa, il est facile de comprendre que l'annonce d'un effondrement aussi important ne contribuerait pas à l'image d'une gestion solide et efficace", écrit le journal.

Niant toute "volonté de secret", M. de Chassey a dénoncé un article malveillant en expliquant qu'"une ou deux personnes dans la Villa n'apprécient pas les réformes que j'ai mises en place, notamment dans la gestion des carrières où on est passé d'un système féodal à un système moderne".

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