Gad Elmaleh à l'affiche du dernier film de Gavras

Gad Elmaleh, comique réputé pour ses nombreux sketches et son rôle fétiche de Chouchou, un travesti homosexuel, est la vedette du dernier film de Costa Gavras, "le Capital", dans le rôle inattendu d'un banquier sans scrupules. [AFP] Gad Elmaleh, comique réputé pour ses nombreux sketches et son rôle fétiche de Chouchou, un travesti homosexuel, est la vedette du dernier film de Costa Gavras, "le Capital", dans le rôle inattendu d'un banquier sans scrupules. [AFP]

Gad Elmaleh, comique réputé pour ses nombreux sketches et son rôle fétiche de Chouchou, un travesti homosexuel, est la vedette du dernier film de Costa Gavras, "le Capital", dans le rôle inattendu d'un banquier sans scrupules.

Q: Vous dans un rôle de méchant, vous allez surprendre votre public?

R: "C'est un virage à 180 degrés! Quand Costa Gavras m'a proposé le rôle, j'ai été très surpris. Pourquoi moi? Mais il m'a dit: +vous aimez Jack Lemmon? c'est un comique, comme vous, et je lui ai fait jouer un rôle tragique dans Missing. Alors, laissez-moi faire+. Il m'a dit aussi +quand vous ne faites rien, vous avez l'air grave+. Quoi, moi, grave? J'avais le trac, j'avais peur de ne pas être à la hauteur. Vous imaginez: j'arrive et je ne suis pas pris au sérieux! Et là, je suis vraiment content. Le film n'est pas encoe sorti en France mais ici, à Toronto, il y a des metteurs en scène, surtout américains, qui ont tenu à me rencontrer. C'est la première fois que ça m'arrive".

Q: Comment vous êtes-vous préparé à votre rôle?

R: "J'ai beaucoup bossé, j'ai lu énormément. J'ai fait une préparation de coaching, d'acteur pour essayer d'intérioriser mon personnage, d'être habité par le rôle et non pas d'être dans la démonstration, comme en comédie. J'ai d'ailleurs trouvé cela plus facile que de jouer la comédie. J'avais envie de jouer cet homme sans qualités. J'aime ce rôle. Le personnage a beaucoup de talent, il est très intelligent mais il est avide de pouvoir".

Q: Le film a changé votre regard sur le monde de la finance?

R: "J'ai hâte que les banquiers voient le film. Notre ennemi, ce n'est pas le le monde de la finance, c'est la dérive du système financier, c'est la corruption, le capitalisme sauvage. La finance, c'est un des piliers du pays, il faut l'intégrer. Mais quand je dis à la fin du film qu'on est des Robins des Bois qui allons prendre aux pauvres pour donner aux riches, je ne suis pas dans la caricature. Parce que c'est cela aussi la réalité. Je suis devenu cynique par rapport à tout ça. Si demain, je vais retirer mon argent à la banque et qu'on me dit qu'il n'y en a plus, je serai énervé, mais pas étonné".

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