Un quart des tableaux de Vermeer exposés à Rome

Le Palais du Quirinal à Rome [Gabriel Bouys / AFP/Archives] Le Palais du Quirinal à Rome [Gabriel Bouys / AFP/Archives]

Près d'un quart des tableaux de Johannes Vermeer (1632-1675), maître du Siècle d'Or néerlandais, sont exposés à partir de jeudi aux Ecuries du Quirinal à Rome, grâce aux prêts exceptionnels de grands musées du monde entier.

En tout et pour tout, Vermeer, mort à seulement 43 ans, ne peignit que 50 tableaux (pas plus de deux ou trois par an), et il n'en reste aujourd'hui que 37, une rareté qui les rend d'autant plus précieux.

Huit tableaux du maître ont été prêtés à l'exposition qui compte un total de 57 tableaux assurés pour une valeur de 650 millions d'euros. Un paradoxe pour ce père de onze enfants qui connut des difficultés financières durant toute sa vie.

Les autres peintures sont signées d'artistes du Siècle d'Or comme Pieter de Hooch, Gerard ter Borch et Gabriel Metsu.

Ont contribué à cette exposition la National Gallery de Washington mais aussi celle de Londres, le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid, le Rijksmuseum d'Amsterdam et le Metropolitan de New York.

Les deux dernières grandes expositions consacrées à Vermeer avaient été organisées au Prado de Madrid en 2003 et au Metropolitan de Tokyo en 2008.

Cette fois-ci, les visiteurs pourront découvrir "La ruelle", "Jeune femme au verre de vin", "Sainte Praxède", "La fille au chapeau rouge", "La joueuse de luth", "Une jeune femme assise au virginal", "Une dame debout au virginal", et enfin "Allégorie de la foi".

Une occasion d'examiner de près le travail délicat du "maître de la lumière hollandaise", connu pour son talent extraordinaire à restituer les lueurs délicates des Pays-Bas dans des peintures dominées par le bleu et le jaune.

Ses tableaux, pour la plupart de petit format, étaient destinés à la clientèle bourgeoise de Delft, où il passa toute sa vie.

Les scènes représentées, tirées de la vie quotidienne, restituent une atmosphère paisible, comme cette joueuse de luth distraite qui tend son visage curieux vers la lumière diaphane de la fenêtre.

Converti au Catholicisme lors de son mariage en 1653, Vermeer s'est aussi essayé à la peinture religieuse, comme en témoigne une "Sainte Praxède" en somptueuse robe rouge très italianisante.

"Vermeer, le siècle d'or de l'art hollandais" - Du 27 septembre au 20 janvier

www.scuderiedelquirinale.com - www.mondomostre.it

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