Fashion week : Mouret, Miyake et Hash entrent en piste

La collection Issey Miyake printemps-été 2013 présentée à la fashion week parisienne, le 28 septembre 2012 [Patrick Kovarik / AFP] La collection Issey Miyake printemps-été 2013 présentée à la fashion week parisienne, le 28 septembre 2012 [Patrick Kovarik / AFP]

Dans l'attente d'un des événements les plus courus des collections féminines pour le printemps-été 2013 à Paris, le défilé Dior par Raf Simons vendredi après-midi, les créateurs Roland Mouret, Issey Miyake et Anne-Valérie Hash sont entrés en piste.

Les fans de la maison Dior qui ne peuvent assister au défilé pourront rester derrière leur écran d'ordinateur ou de tablette numérique en se branchant sur live.dior.com, a annoncé la griffe vendredi matin.

SPLASH: Roland Mouret a choisi de parler de ses souvenirs de jeunesse, des années Palace et de Stéphanie de Monaco, du temps où elle dessinait des maillots de bain. Résultat: un graphisme poussé pour une garde-robe au scalpel. La ligne épouse le corps surtout côté jupes et robes. Les à-plats et pliages sont appuyés par des couleurs franches: noir, blanc et rouge orangé.

Les mouvements sont nerveux, les épaules carrées comme celles des nageuses. Les micro-vestes en rajoutent dans le côté eighties sur des jupes à la taille montante. Des tons sourds au contraire, verts et rouges cuits, envahissent les soies pour des robes jouant les contrastes de couleur devant derrière.

COLORAMA: le printemps-été 2013 est enfin placé sous le signe de la joie et de la couleur, qui explose sous le crayon du créateur Yoshiyuki Miyame. Pour sa troisième collection chez Issey Miyake, les tons sombres ont été rangés, au moins provisoirement, dans les placards. Bienvenue aux jaune, vert, bleu ou encre violette inspirés par les plumes des aras et autres toucans. Mais pas de bec à l'horizon pour autant. Les robes colorées entremêlent imprimés graphiques et touches monochromes.

L'allure est souple, aidée par des plissés qui se soulèvent et retombent en marchant. Des robes noires et blanches provoquent des illusions d'optique. Les tissus semblent imprégnés de plis révélant des jeux de couleurs. Les pantalons amples, violets comme de l'encre, sont portés sous une chemise blanche au col relevé.

Les mannequins esquissaient même un sourire sur le podium, témoignage s'il en est d'une bonne humeur retrouvée dans des temps moroses.

NUDE : Anne-Valérie Hash a développé une collection au plus près du corps, pour plus de féminité et de sensualité. La palette de pastels poudrés parfois iridescents laisse entendre que la garde-robe sera plus d'intérieur que d'extérieur. Mais c'est sans compter avec les robes bustiers sur lesquelles s'accrochent des pans de manteaux ou de vestes.

La créatrice poursuit ainsi son travail de déconstruction du vestiaire, qu'elle fait évoluer saison après saison. Ses pantalons taille haute, comme drapé-noué devant, donnent envie de se glisser dedans comme les robes bustiers aux reflets aquatiques. Les jeux de matières sec/mat contre pailletés/satins donnent du rythme aux modèles réveillés de temps à autre par un anis électrique.

 

 

 

 

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