Ouverture de la 17e édition du festival du cinéma de Busan

Un homme finit de mettre en place un panneau à Busan à l'occasion du festival international du film, le 3 octobre 2012 [Ted Aljibe / AFP] Un homme finit de mettre en place un panneau à Busan à l'occasion du festival international du film, le 3 octobre 2012 [Ted Aljibe / AFP]

La 17ème édition du Festival international du film de Busan (BIFF), en Corée du Sud, la grande fête du cinéma en Asie, déroule à partir de ce jeudi son tapis rouge pour la création régionale et étrangère, avec la participation d'Agnès Jaoui et Victoria Abril.

Le festival (4-13 octobre) programme dans 37 salles de Busan, ville portuaire et balnéaire de la Corée du Sud méridionale, plus de 300 films de 75 pays dont une centaine de premières mondiales.

Un thriller de Hong Kong, "Cold War" (guerre froide) ouvre le festival.

Après Isabelle Huppert venue l'an dernier représenter "My little princess", l'actrice française Agnès Jaoui y défendra son quatrième long-métrage derrière la caméra, "Au bout du conte", co-écrit avec son compagnon Jean-Pierre Bacri, qui sortira en France en mars 2013.

Victoria Abril présentera de son côté "Louves" ("The Woman Who Brushed Off Her Tears"), un drame de la réalisatrice macédonienne Teona Strugar Mitevska.

La production asiatique se taille comme d'habitude la part du lion dans la programmation du festival avec un large éventail d'oeuvres du Bangladesh, d'Inde, de Hong Kong, du Japon et naturellement de Corée du Sud.

Curiosité politico-culturelle, le festival accueille pour la première fois un cinéaste nord-coréen.

Kim Gwang-Hun a co-signé "Comrade Kim Goes Flying" (Le camarade Kim prend son envol) avec le Britannique Nicholas Bonner et la Belge Anja Daelemans.

Tournée à Pyongyang, cette comédie relate la rencontre entre une femme mineur de charbon qui aspire à intégrer une troupe de trapézistes dans un cirque d'Etat et un trapéziste qui tombe amoureux d'elle après avoir raillé son ambition.

Son titre fait allusion à l'ancien dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il, décédé en décembre 2011 dont la phobie de l'avion le contraignait à se déplacer en train. Jong-Il était par ailleurs passionné de cinéma.

Il n'y a officiellement aucun échange culturel entre le Sud et le Nord depuis la guerre de Corée (1950-53) et les deux pays restent techniquement en guerre à défaut d'avoir signé un traité de paix.

Le festival a également sélectionné une série de films miraculeusement soustraits au régime des talibans par les Archives nationales du film d'Afghanistan.

Dix oeuvres de huit pays dont l'Irak, la Thaïlande, les Philippines et l'Iran seront en compétition pour les principales récompenses du festival, meilleur réalisateur d'un premier film et meilleur réalisateur d'un second film.

En 2011 avaient été primés deux Sud-coréens, Park Jung-Bum pour "The journals of Musan" (Le journal de Musan) et Yoon Sung-Hyun pour "Bleak night" (Nuit lugubre).

Le prix du Réalisateur asiatique de l'année ira au Japonais Koji Wakamatsu, 72 ans, producteur du sulfureux "Empire des sens" de Nagisa Oshima en 1976, et qui a tourné trois films au cours des 12 derniers mois.

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