"Looper", en salles mercredi, entre science-fiction et polar

Le réalisateur américain Rian Johnson lors de la première de son film "Looper" au festival du film de Toronto, le 6 septembre 2012 [Alberto E. Rodriguez / AFP/Getty Images/Archives] Le réalisateur américain Rian Johnson lors de la première de son film "Looper" au festival du film de Toronto, le 6 septembre 2012 [Alberto E. Rodriguez / AFP/Getty Images/Archives]

"Looper", du réalisateur américain Rian Johnson, qui sort mercredi sur les écrans, combine voyage dans le temps - un classique de la science-fiction - et guerre des mafias pour entraîner le spectateur dans un suspense haletant.

Pour écrire "Looper", son troisième long métrage, Rian Johnson s'est inspiré de son auteur de SF de prédilection, Philip K. Dick, dont plusieurs ouvrages ont été portés avec succès à l'écran : "Blade runner", "Total recall" ou "Minority report".

La trame de "Looper" a germé dans l'esprit de Rian Johnson il y a dix ans, mais elle s'est finalement concrétisée après "The brothers Bloom", en 2008, second volet de son premier opus réalisé en 2005, "Brick".

"Looper" est une fable fantastique qui se joue entre deux époques: 2077, où le voyage dans le temps a été découvert, et trente ans plus tôt, où il n'existe pas encore.

La mafia de 2077 envoie dans le passé les personnages dont elle veut se débarasser sans laisser de traces, à charge pour les "loopers" de les éliminer et de faire disparaître leurs corps.

Joe, le plus doué des "loopers" (Joseph Gordon-Levitt), se retrouve confronté... à lui-même (Bruce Willis), renvoyé dans le passé par le chef de la mafia de 2077 qui veut mettre un terme à l'activité des loopers.

"Looper est avant tout un film sur la violence qui se perpétue elle-même quand la solution à un problème est: +trouvons la personne responsable et tuons-là", affirmait Rian Johnson, lors de la présentation du film au Festival de Toronto en septembre.

C'est la deuxième fois que Rian Johnson fait tourner Joseph Gordon-Levitt, qui apparaissait déjà dans "Brick". Une gageure pour le jeune acteur qui ne ressemble en rien à Bruce Willis, engagé par Rian Johnson précisément "parce qu'il est Bruce Willis", c'est-à-dire une star.

Selon Johnson, il a fallu utiliser beaucoup de maquillage, mais le réalisateur a fait confiance à Joseph Gordon-Levitt. Il a étudié les films de Bruce Willis, tels que "Le cinquième élément" ou "Die Hard", écouté sa voix pour en copier les intonations, observé ses mimiques pour les reproduire.

Selon Bruce Willis, Gordon-Levitt a réussi "une transformation magique".

Dans la scène d'ouverture, Joe apprend le français car il rêve un jour d'aller s'installer à Paris. Mais un voyageur du futur lui conseille de plutôt choisir la Chine.

Interrogé sur ce choix, le réalisateur avait expliqué qu'il s'agissait tout simplement d'une "question de budget", le tournage d'une scène à Shanghaï coûtant moins cher que dans la capitale française.

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