Le Suaire de Turin serait authentique selon une nouvelle étude

Une nouvelle thèse plaide pour l'authenticité du Linceul Une nouvelle thèse plaide pour l'authenticité du Linceul[CC / Wikipedia]

Alors que le Linceul de Turin, ou Saint-Suaire, doit être exceptionnellement exposé samedi 30 mars à la télévision, une nouvelle étude plaide en faveur de l'authenticité de ce linge sur lequel serait imprimée l'image du Christ.

Le mystère du Suaire de Turin bientôt résolu ? Hasard ou providence, c'est en pleine semaine pascale qu'est publié "Il mistero della Sindone", le livre événement de Giulio Fanti - professeur à l'université de Padoue - et du journaliste Saverio Gaeta, qui apporte une série d'éclairages nouveaux sur cette pièce de tissu, susceptible d'avoir enveloppé le corps du Christ mort à l'issue de sa passion.

Le Suaire, dont on retrouve la trace au Moyen-Age, présente une série de caractéristiques étonnantes qui plaide en faveur de l'authenticité. L'image d'un homme martyrisé, apparaissant à la manière d'un négatif photographique, est d'une extrême précision. Toutes les blessures que l'on y distingue correspondent parfaitement au récit de la passion (flagellation, couronne d'épines, crucifixion, coup de lance dans le côté). Fibres et pollens sont cohérents avec les caractéritiques géographiques et biologiques de la Palestine.

 Le "négatif" du Linceul de Turin (DR)

L'authenticité du Linceul a longtemps divisé la communité scientifique. Aucune méthode n'est parvenu à exécuter une image présentant les mêmes caractéristiques que celle du Suaire de Turin, ce qui a contribué à en épaissir le mystère. La question fut apparemment tranchée en 1988 lorsque des échantillons furent datés à l'aide du Carbone 14. L'étude, conduite sous l'égide du British Museum, estimait que le tissu aurait été tissé entre 1260 et 1390. Une théorie qui n'a pas désarçonné les tenants de l'authenticité du mystérieux linceul.

Ce sont précisément ces conclusions que l'étude du professeur Giulio Fanti viennent battre en brèche, en s'appuyant elle-aussi sur les méthodes scientifiques les plus pointues. Les travaux ont été conduits par une équipe multidisciplinaire des universités de Padoue, Bologne, Modène, Udine, Parme et Londres. En combinant de nouvelles méthodes chimiques et mécaniques, les chercheurs emmenés par Giulio Fanti datent le mystérieux tissu dans une fourchette oscillant entre 280 avant J.-C. et 220 après J.-C.

Par ailleurs, les chercheurs ont identifié une série d'incohérences dans la datation au carbone 14 menée dans les années 80. Selon eux, les aberrations constatées pourraient être expliquées par l'énergie considérable (50 millions de volts) qui auraient pu générer l'image, déréglant les fondamentaux sur lesquels s'appuient la méthode au Carbone 14. Autres éléments confortant la thèse de l'authenticité, des analyses minéralogiques ont permis d'identifier des poussières correspondant aux caractéristiques de Jérusalem, et plus précisément au Calvaire où la Christ aurait été mis à mort. Enfin, l'ADN de certaines fibres correspond également à cette ère géographique.

L'étude du professeur Giulio Fanti devrait donc à nouveau relancer le débat passionné entre les convaincus et les incrédules, sans le trancher définitivement. Mais peut-être changera t-il le regard de ceux qui samedi après-midi assisteront à l'exposition télévisée du Linceul (informations sur le site officiel du Saint Suaire), exceptionnellement autorisée par Benoît XVI peu avant sa renonciation.

 

Vidéo : Benoît XVI se recueille devant le Linceul de Turin en mai 2010 (en italien)

 

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