"Un château en Italie", tragi-comédie tendre

La réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi, le 20 mai 2013 à Cannes [Loic Venance / AFP] La réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi, le 20 mai 2013 à Cannes [Loic Venance / AFP]

"Un château en Italie", présenté lundi en milieu d'après-midi en compétition à Cannes est un mélange de tragédie et de comédie familiale, sur lequel Valeria Bruni-Tedeschi, seule femme en compétition, pose un regard plein de tendresse.

Ceux qui attendent de voir des secrets dévoilés sur la célèbre soeur de la cinéaste en seront pour leurs frais. Le personnage de Carla Bruni, mannequin et chanteuse devenue l'épouse de Nicolas Sarkozy, n'y est pas.

En revanche Valeria, actrice passée à la réalisation au début des années 2000 et qui joue dans le film, a embauché Marisa Borini, sa mère dans la vie et dans le film.

S'il ne s'agit pas d'une "autofiction" comme le souligne la réalisatrice dans les notes d'intention du film, le scénario est largement inspiré par l'histoire familiale. Il raconte aussi des choses "observées" et "arrivées" aux personnes avec qui elle écrit, ses complices de toujours, les scénaristes Noémie Lvovsky (réalisatrice de "Camille redouble") et Agnès de Sacy.

Le film raconte le déracinement: le château en Italie dans le film est l'un des derniers vestiges de la splendeur passée des Rossi-Levi, alors que les Bruni-Tedeschi ont quitté l'Italie par crainte des Brigades rouges.

La réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi et l'acteur Louis Garrel, le 20 mai 2013 lors de la montée des marches à Cannes [Valery Hache / AFP]
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La réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi et l'acteur Louis Garrel, le 20 mai 2013 lors de la montée des marches à Cannes
 

Le château en question "a été à une époque notre vraie maison de famille", souligne d'ailleurs Valeria Bruni-Tedeschi.

La famille vit principalement à Paris, et a du mal à payer les factures. Louise (Valeria) a 43 ans "pas de mari, pas d'enfants et pas de travail", comme le lui reproche sa mère.

"C'est autant une histoire de famille qu'une histoire d'amour", poursuit la cinéaste.

Un jour Louise, personnage en souffrance, va rencontrer Nathan (Louis Garrel, ex-compagnon de la cinéaste), plus jeune qu'elle. Acteur égocentrique en plein doute, elle veut désespérément avoir un enfant de lui pour trouver un sens à sa vie.

Le long métrage alterne les scènes drôles - notamment la fécondation in vitro de Louise ou sa rencontre avec la mère de Nathan -, les moments de tendresse - le mariage du frère atteint du sida à l'hôpital - et la tragédie, sa mort.

 
 

La cinéaste a été longuement applaudie lors de sa présentation officielle.

"Un château en Italie" est son troisième film mais le premier présenté dans la compétition officielle.

Le précédent, "Actrices" était venu à Cannes dans la section "Un certain regard" où il avait reçu le prix spécial du jury.

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