Var: les grandes figures de la photographie méditerranéenne à l'honneur

Le réalisateur franco-grec Costa Gavras, le 8 avril 2013 à Paris [Martin Bureau / AFP/Archives] Le réalisateur franco-grec Costa Gavras, le 8 avril 2013 à Paris [Martin Bureau / AFP/Archives]

Entre images de désolation au Liban, liesse de joie à Marseille ou portrait de BB, le festival de la photographie Photomed, rend hommage à de grandes figures de la photographie méditerranéenne sous toutes ses formes.

La 3e édition de festival de la photographie méditerranéenne du 23 mai au 16 juin, se déroule sur trois communes du Var: Sanary-sur-Mer, Bandol et Toulon (sud-est).

Pour cette édition, le festival a convié le Liban. Un rendez-vous avec le Liban du passé et de l'avenir. Ainsi, Fouad Elkoury a pioché dans sa collection pour livrer des scènes de la vie quotidienne pendant la guerre civile. Comme ce vendeur de rue, seul, au milieu de la grande place des martyrs à Beyrouth, attendant le chaland.

Un espace a également été offert à 7 jeunes artistes pour offrir leur vision de l'après guerre. Une vison d'espoir pour Lara Zankoul qui explore ses rêves de jeune femme dans des décors imaginaires, notamment immergée dans une tasse géante coloré en référence à Alice au pays des merveilles.

Autre lieu, autre décor, celui de la Côte d'Azur et ses stars, immortalisés par les paparazzis Bruno Mouron et Pascal Rostain.

Les "chasseurs de scoop" présentent les moments forts de la "Dolce Vita" méditerranéenne avec des portraits en noir et blanc de Brigitte Bardot, de Marlon Brando ou Elizabeth Taylor.

"Je ne renie pas le mot paparazzi. Aujourd'hui, le terme est galvaudé, alors que dans les années 70, il évoquait le jeu. Il n'avait pas un caractère agressif. C'est l'élégance d'une époque", explique Bruno Mouron.

"BB par exemple se prenait au jeu" posant avec ses cuissardes sur les plages de Saint-Tropez en 1967, "Orson Wells lui-même nous dirigeait pour prendre la photo", confie le photographe.

Le cinéaste Costa Gravas, à ouvert lui, "son album photo".

"Je suis ému de voir mes photos accrochés, je ne suis pas un photographe pro, je suis un simple photographe du dimanche. Je me sers de la photo pour imager les cadres de mes films", raconte le réalisateur.

"J'ai pris en photo les gens que j'aime. C'est de beaux souvenirs", ajoute-t-il.

Dans sa collection, Costa Gavras partage les portraits de "ses amis" tels Danielle Mitterrand ou Salvador Allende.

Le festival a également laissé une place à l'Histoire avec l'oeuvre captivante de Julia Pirotte, photo-reporter d'origine polonaise qui a couvert la libération de Marseille en 1945, captant des scènes de liesse dans les quartiers de la cité phocéenne.

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