La Palme d'or 2013 "La vie d'Adèle" déjà vendue presque partout

Le réalisateur Abdellatif Kechiche et ses deux actrices Adèle Exarchopoulos (d) et Léa Seydoux (g), le 26 mai 2013 à Cannes [Anne-Christine Poujoulat / AFP] Le réalisateur Abdellatif Kechiche et ses deux actrices Adèle Exarchopoulos (d) et Léa Seydoux (g), le 26 mai 2013 à Cannes [Anne-Christine Poujoulat / AFP]

"La vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche, Palme d'Or 2013 sur un amour lesbien, a été vendu quasiment partout dans le monde, des Etats-Unis à l'Australie, a déclaré mardi à l'AFP Brahim Chioua, directeur général de Wild Buch, producteur du film.

Le film, malgré également sa longueur (3 heures), "était déjà vendu avant même d'obtenir dimanche la Palme d'or, grâce à l'accueil des critiques", a précisé M. Chioura.

Wild Bunch considère que "La vie d'Adèle", qui raconte une passion brûlante entre deux jeunes femmes, "a été vendu partout dans la mesure où il n'y a aucun territoire significatif notoire où le film n'ait pas été vendu", a déclaré M. Chioua.

Le film sera distribué au Canada, à Hong-Kong, en Corée, en Nouvelle-Zélande, au Brésil, au Mexique mais aussi quasiment dans toute l'Europe ainsi qu'en Russie.

Le long métrage devrait être visible également en Tunisie, le distributeur habituel des films de Kechiche, né à Tunis, l'ayant acheté.

Le cas du Moyen-Orient n'est pas réglé. Brahim Chioura explique que les distributeurs de la région n'ont pas encore vu "La vie d'Adèle", étant déjà repartis de Cannes au moment de sa projection intervenue en fin de festival.

"Ils doivent le visionner mais plus pour l'exposer dans des festivals que le distribuer en salles", estime M. Chioura.

Il estime également qu'il y aura "certainement" des demandes de coupures du film en raison de scènes de sexe très crues. "On les regardera", a-t-il dit.

A Cannes, le réalisateur franco-tunisien Abdellatif Kechiche ne s'y était pas montré hostile. "Ce sont des choses qui se discutent avec les distributeurs étrangers", avait-il dit à Cannes.

Interrogé par ailleurs sur d'éventuels manquements au droit du travail sur le tournage dénoncés par un syndicat, Wild Bunch a répondu attendre les conclusions de l'organisme de la région Nord-Pas-de-Calais, Pictanovo, qui a géré le tournage.

"Ils interrogent en ce moment l'ensemble des techniciens pour savoir ce qu'il en est. Alors on saura et on en tirera les conséquences à ce moment là", a-t-il dit en soulignant que ces doléances intervenaient à un moment où les relations étaient extrêmement tendues dans la production française en raison de désaccords sur la nouvelle convention collective à appliquer.

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