Frédéric Beigbeder : « J’avais un rêve de cinéma »

Frédéric Beigbeder[CC/Georges Biard]

Figure incontournable du milieu littéraire, il a fallu vingt ans à Frédéric Beigbeder pour troquer la plume pour la caméra, et accomplir son envie de 7e art. Après 99 francs, adapté par Jan Kounen en 2007, l’écrivain, qui a lutté pour faire de Gaspard Proust la star de son film, livre dans L’amour dure trois ans sa version du thème universel de l’amour entre l’homme et la femme.

 

Archive – article publié le mercredi 18 janvier 2012

 

D'où est venue l’envie de cinéma ?

F. B. : Si on écrit, on a forcément un rêve de cinéma. Surtout pour ma génération qui a grandi avec les films. J’ai eu peur, puis je me suis dit qu’il fallait se reconvertir. Je compare ça aux retraités qui se lancent dans le jardinage ou le tai-chi. Là, c’est du saut à l’élastique, mais sans élastique.

 

Vidéo : Bande-annonce L’Amour dure trois ans

 

 

Pourquoi avoir adapté l’un de vos romans ?

F. B. : L’avantage est qu’il était court. L’histoire d’un homme entre deux femmes, ce n’est pas très original. Je pouvais donc l’actualiser et faire une variation sur les éternels atermoiements amoureux.

 

Vous avez mis Gaspard Proust en tête d’affiche sans hésitation.

F. B. : Le projet a mis cinq ans à se faire. Gaspard Proust n’était pas encore connu, il est monté sur scène il y a deux ans. Mais j’ai tout de suite su que c’était lui, il avait le même ton, cynique et désabusé, que Marc Marronnier. Il a fallu se battre pour l’imposer, le convaincre aussi, et lui trouver la partenaire idéale. Louise Bourgoin, elle, a toujours été mon premier choix, elle a un vrai sens de la comédie.

 

Vidéo : Parodie par Frédéric Beigbeder de son émission Le Cercle à l’occasion de la sortie de L’Amour dure trois ans

 

 

Alors, cinéma ou littérature ?

F. B. : L’écriture, que cela soit sur écran ou sur papier. Mais avec mon côté réactionnaire : les films au cinéma, les livres sur papier, pas de tablette ou d’ordinateur.

 

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