F. Edelstein : "Je suis mieux qu’un super-héros"

Frédéric Edelstein en pleine répétition avant le grand soir.[© Cirque Pinder]

Sous le plus grand chapiteau d’Europe, sera donné ce soir, le coup d’envoi à Paris du nouveau spectacle du Cirque Pinder. Qui mieux que son directeur Frédéric Edlestein pour en parler ?

 

Figure emblématique du cirque Pinder avec sa soeur Sophie, Frédéric Edelstein est un homme intarissable lorsqu’il s’agit d’évoquer son métier de dresseur et sa passion pour les fauves.

L’arrivée du Cirque sur la pelouse de Reuilly est l’occasion de recueillir ses impressions quelques heures avant le démarrage de son nouveau numéro unique au monde, selon l’intéressé. Frissons et rugissements garantis.

 

Au cirque Pinder, vous êtes à la fois directeur et artiste? Comment cumulez-vous ces deux fonctions ?

Côté coulisse, je gère tout ce qui est logistique afin que les 650 représentations assurées chaque année se déroulent au mieux dans les 180 villes où nous installons notre chapiteau. Cela représente tout de même 33 semi-remorques soit 4,5 km de convois sur la route. C’est juste colossal.

Pour assurer sur la piste, je m’entraine quotidiennement tout en veillant au bien être de mes fauves, c’est fondamental. Quant aux autres numéros, je suis attentif aux artistes et animaux de la ménagerie mais la partie artistique c’est ma soeur Sophie qui s’en occupe.

 

Parlez-nous de votre nouveau numéro ?

Dès ce soir, douze lions et lionnes blanches âgés entre 9 et 14 mois venus d’Afrique du Sud,  seront autour de moi dans la cage. C’est une prouesse mondiale. Aucun dompteur, ni dresseur n’a encore présenté un numéro constitué que de lions et lionnes blanches. D’ici peu de temps, trois autres devraient rejoindre les rangs. 

 

A nouvelle saison,  nouvel exploit ?

Jusqu’à présent, je venais me coucher sur mes fauves, à partir de ce soir, ce sont eux qui viennent s’allonger sur moi. Je suis le premier au monde à coucher jusqu’à quatre ou cinq lions blancs sur le corps.

 

Quelle différence entre un lion ordinaire et un lion blanc ?

Au fil des exercices et des répétitions, je me suis rendu compte qu’ils étaient beaucoup plus intelligents, ils comprennent plus rapidement ce que je peux être amené à leur demander. Un avantage qui a ses contraintes car intelligent signifie aussi plus dangereux.

 

Quelles sont les qualités requises pour être dresseur ?

Beaucoup de patience et de la complicité avec ses animaux. Même s’ils ressemblent à des grosses peluches, il ne faut jamais oublier qu’à tout moment mes lions peuvent retrouver leur instinct primaire. Ils ont donc besoin d’avoir confiance en moi.

 

Vous n'avez aucune appréhension en entrant dans la cage?

Il n’y a pas de risque zéro. La routine n’est pas permise dans ce métier mais la vigilance est de rigueur en permanence. Le coup de patte n’est jamais bien loin, ils sont et resteront des prédateurs, je n’en ferai pas des chats.

 

30 ans cette année au cirque Pinder, un rêve pour vous ?

A l’âge de 14 ans, J’ai commencé par nourrir les fauves. J’étais fasciné jusqu’au jour où je suis entré dans la cage sans autorisation, je n’en suis jamais repartie. Le rêve dure encore.

 

Quelle est votre plus grande fierté de dompteur ?

Celle d’avoir accompli tout ce chemin et d’éblouir les spectateurs chaque soir. L’image du dompteur fait rêver. Pour les enfants, je suis mieux qu’un super-héros de bande dessinée. Aujourd’hui, j’ai des milliers de petits fans à travers la France.

 

Et de directeur de cirque ?

Etre à la tête d’une petite entreprise qui compte tout de même 147 personnes lorsqu’elle est dans sa version itinérante, prête quotidiennement à donner le meilleur d’elle-même.

 

Noël magique et les animaux rois au Cirque Pinder jusqu’au 12 janvier. Pelouse de Reuilly, Paris 12e. Réservations : cirquepinder.com. Visite tous les jours de la ménagerie de 10h à 19h (1€).

cirquepinder.com

 

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