3 ouvrages à lire sur la condition des minorités aux Etats-Unis

Une sélection de livres où des enfants apprennent à grandir avec le poids de leurs origines. [©Belfond/Phébus/Picquier]

Green Book, Black Panthers, BlacKkKlansman, … Si la représentation de la question raciale est plus que jamais représentée dans le cinéma, en littérature, plusieurs écrivaines américaines prennent aussi la plume pour raconter, à hauteur d’enfants, l’Amérique du XXe siècle, en butte au racisme, aux injustice et à la misère.

L'apprentissage de la vie dans un Mississippi rural et pauvre

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©Belfond

Lauréat de National Book Award 2017 pour «Le chant des revenants», Jesmyn Ward s’attaque aux racines en relatant avec un regard tendre et réaliste, l'histoire douloureuse d'une famille métissée. Jojo n’a que treize ans, mais c’est déjà l’homme de la maison. Alors que sa mère Léonie est toxicomane et son père blanc tout juste sorti de prison, il rencontre le fantôme d’un prisonnier qui a beaucoup à lui apprendre sur l'histoire du Sud, l’héritage, mais aussi la violence et l’amour.

Le chant des revenants, Jesmyn Ward, éd. Belfond.

Sur le banc de la discrimination d'une école de Washington

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©Phébus

Fil d’un diplomate ghanéen, Osei intègre une nouvelle école et ne tarde pas à faire la connaissance de Dee, la fille la plus populaire de l’école. Mais dans la cour de récréation, cette amitié entre un garçon noir et une petite blonde est vue d’un mauvais œil. En revisitant «Othello» de Shakespeare, Tracy Chevalier offre une exploration puissante du harcèlement, de la trahison et du racisme ordinaire, dans le Washington des années 1970.

Le nouveau, Tracy Chevalier, éd. Phébus.

Le destin croisé de sept fillettes de l'immigration chinoise

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©Picquier

Issues de l’émigration chinoise, Christina, Frangie, Lucy, ou encore Annie ont une dizaine d’année, et rencontrent toutes les mêmes difficultés. Arrivées vers la fin des années 1980 sur le sol new-yorkais, elles partagent des lits à punaises, subissent le racisme, et vivent dans la misère avec des parents aussi dévoués qu’étouffants. Mais ces petites héroïnes ont des choses à dire. Et ce sont leurs voix, souvent leurs cris, que Jenny Zhang fait entendre dans «Âpre cœur», un premier roman fulgurant, rythmé par une plume crue et mordante.

Âpre cœur, Jenny Zhang, éd. Picquier. 

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