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5 objets cultes de Gérard de Villiers mis en vente

Gérard de Villiers a vendu plus de 100 millions de livres dans le monde. Gérard de Villiers a vendu plus de 100 millions de livres dans le monde.[© François Meyniel]

Près de 180 tapuscrits, des objets fétiches et des archives ayant appartenu à Gérard de Villiers, auteur culte des SAS, vont être mis en vente par la maison Cornette de Saint Cyr le 13 mai, à 18h, à Paris (8e). On retrouve par exemple 5 objets cultes comme son bureau, sa machine à écrire, les épreuves du cartel de Sébastopol (1995), une photographie de l'écrivain prise à Kaboul ou encore une statue en marbre d'une jeune femme alanguie.

Une exposition de ces tapuscrits et objets sera aussi organisée, à la maison de ventes, quelques jours avant la vente aux enchères publique, du 10 au 13 mai inclus jusqu'à 15 h.

À travers les 200 ouvrages de sa série d'espionnage Son Altesse Sérénissime (SAS), Gérard de Villiers a couvert l'ensemble des conflits des 50 dernières années en mêlant érotisme, géopolitique et espionnage. Malko Linge, le personnage principal de ses romans, est un agent de la CIA et un prince autrichien qui déjoue partout dans le monde les plans des néo-nazis, des communistes ou encore des islamistes radicaux.

Avec plus de 100 millions de livres vendus dans le monde, c'est un des écrivains les plus prolifiques de la seconde partie du 20 ème siècle. C'est aussi comme Ian Fleming, créateur du célèbre 007,  l'un des précurseurs du roman d'espionnage. 

le cartel de sébastopol, 1995

Le cartel de Sébastopol, 119 ème numéro de SAS, fait partie des nombreuses épreuves tapuscrites originales annotées et corrigées des romans de la saga mis en vente. Les feuillets originaux du manuscrit devraient se vendre entre 300 et 500 euros.

Dans ce numéro, Malko est chargé d'enquêter, en pleine guerre de Bosnie, sur une livraison d'armes ukrainiennes aux bosniaques.

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© François Meyniel

son bureau 

Son bureau rectangulaire en acajou sur lequel il travaillait lorsqu'il n'était pas en voyage est estimé entre 800 et 1000 euros. De style Louis XVI, il est doté de trois tiroirs et orné en bronze dorés. 

Selon France Dimanche, Christine de Villiers, la quatrième épouse du romancier qui gère la société éditant les SAS, assure que l'appartement de son époux au 3, avenue Foch a été « pillé » durant ses derniers jours. Par chance, son bureau de travail ne faisait pas parti des objets volés comme ses grands crus, sa montre en or Audemars Piguet ou encore ses oeuvres d'art. Il aurait été découvert chez un expert, déposé à la demande d'un commissaire-priseur, avec les tapuscrits originaux des SAS, de la documentation et d'autres meubles. 

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© François Meyniel

Sa machine à écrire 

Sa machine à écrire électro mécanique à boule IBM de 1976 est estimée entre 100 et 200 euros. Gérard de Villiers s'en est servi pour écrire la très grande majorité des derniers livres SAS. 

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© François Meyniel

Des lignes, le romancier en a tapé depuis le premier numéro de sa série écrit en 1965, il sortait quatre volumes par an et en vendait 200 000 tous les trimestres. 

Après avoir tapé ses textes sur sa vieille machine à écrire électrique, il les corrigeait à l'encre rouge. Selon Libération, il lui fallait six à huit semaines pour rédiger 300 pages. «Comme je donne toujours la priorité à l'actualité, je suis en permanence en flux tendu.» disait-il. 

Une photographie de l'écrivain à kaboul

Une photographie argentique couleur et encadrée, qui trônait dans son bureau, montre l'écrivain sur un marché aux armes à Kaboul en février 1989. Pris par Patrick Robert (Sygma), ce cliché retranscrit l'ambiance de l'époque et témoigne de l'engagement au plus près des conflits de Gérard de Villiers.

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© François Meyniel

Ce dernier partait en effet enquêter des mois sur le terrain avant de mêler Malko Linge, son personnage principal, à une histoire. Il récoltait notamment des informations auprès de sources dans les services de renseignement français et étrangers. C'était un «honorable correspondant» de la SDECE (actuelle DGSE) d'après Michel Roussin, l'ex-directeur de cabinet d'Alexandre de Marenches (patron des services secrets français de 1970 à 1981). Ce dernier confiait à son ami Philippe Bouvard, ancien patron des grosses têtes, que Gérard lui rapportait des renseignements après chaque voyage.

L'écrivain était lu par des diplomates et même par Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères. « Je lisais de temps en temps un SAS dans l'avion » confiait-il au JDD en 2013.   

Une sculpture d'une jeune femme

Une sculpture en marbre blanc d'une jeune femme alanguie et dénudée, sculptée par l'italien Amédéo Gennarelli (1881-1943) vers 1930, sera proposée aux enchères entre 300 et 500 euros. 

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© François Meyniel

Cette sculpture rappelle notamment l'attrait de Gérard de Villiers pour l'érotisme, comme dans l'Anthologie érotique de SAS  (2009).

Il a aussi eu une vie amoureuse et tumultueuse pour s'être marié à quatre reprises. 

Vente aux enchères des objets de Gérard de Villiers, lundi 13 mai à 18 h. Exposition vendredi 10 mai et samedi 11 mai de 11 h à 18 h, dimanche 12 mai de 14 h à 18 h et lundi 13 mai de 11 h à 15 h. Maison Cornette de Saint Cyr, 6, avenue Hoche, Paris 8 e. 

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