Où voir les pièces primées lors des Molières 2019 ?

Grande gagnante de la 31e cérémonie des Molières, La Machine de Turing est à l'affiche du théâtre Michel jusqu'au 31 août. [Fabienne Rappeneau ]

Grande messe du théâtre, la 31e cérémonie des Molières a attribué hier soir dix-neuf statuettes à l’effigie de Jean-Baptiste Poquelin. Parmi les lauréats, sept pièces sont toujours à l’affiche.

Certaines sont programmées pour encore quelques dates, d’autres seront jouées jusqu’à l’été. Alors où et quand voir les grands gagnants de cette édition 2019 ? Tour d’horizon.

«La Machine de Turing» et ses quatre Molières : la grande gagnante de l’édition 2019 

«La Machine de Turing» rafle la mise. En décrochant quatre statuettes, la pièce de Benoit Solès qui raconte l’incroyable histoire d’Alan Turing, mathématicien britannique qui a brisé le code secret de l'Enigma allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, est la grande gagnante de la 31eé cérémonie des Molières. Auréolée du Molière de la meilleure pièce du théâtre privé, elle permet également à Benoit Solès de décrocher le Molière du comédien et celui de l’auteur francophone vivant. Tristan Petitgirad s’est vu, de son côté, récompenser pour la mise en scène du tragique destin de ce personnage à l’orgine de l’intelligence artificielle, condamné pour homosexualité avant de se suicider.   

Jusqu’au 31 août, «La machine de Turing», Théâtre Michel, Paris.  

Plus que deux dates pour découvrir «Girls and boys» 

Il va falloir aménager son emploi du temps ou attendre sa reprise. Auréolé du Molière du Seul en scène, «Girls and Boys» est encore à l’affiche du Petit-Saint-Martin les 17 et 18 mai. Interprété par l’impeccable Constance Dollé, ce monologue poignant retrace avec émotion l’histoire d’une femme moderne et de son couple « parfait » jusqu’aux premiers grains de sable dans l’engrenage et ce tournant inattendu qui touche en plein cœur. Une pièce réussie en tous points, qui permet également à cinq spectateurs volontaires de partager tout le temps de la représentation sur scène au côté de la comédienne. Aucune intervention ne leur sera demandée. 

Les 17 et 18 mai «Girls and boys», Théâtre du Petit Saint-Martin, Paris.  

«Mademoiselle Molière» ou les coulisses d'un couple mythique

Cette plongée dans les coulisses d’un couple qui a marqué le théâtre français vaut à Anne Bouvier le Molière de la comédienne du théâtre privé pour son rôle de Madeleine Béjart. Elle y campe la compagne de Molière pendant 20 ans, avant qu’il n’épouse la fille de cette dernière, de 20 ans sa cadette. Signée Gérard Savoisien, la pièce offre une immersion dans la vie de ce duo. 

Jusqu’au 25 mai, «Mademoiselle Molière», Théâtre Rive Gauche, Paris.

BLANCHE GARDIN AFFICHE MALHEUREUSEMENT COMPLET  

Ce sont certainement les billets les plus convoités du moment.  Si Blanche Gardin reprend son excellent seul en scène «Bonne nuit Blanche», à l’Européen puis à la Cigale en mai, les retardataires vont devoir guetter l’ouverture de nouvelles dates, car toutes affichent pour l’instant complet. Il faut dire que l’humoriste, lauréate pour la deuxième année consécutive du Molière de l’humour, fait à nouveau sensation avec ce stand-up corrosif. En 2018, elle avait déjà raflé cette statuette, qu’elle s’était d’ailleurs remise à elle-même. 

Jusqu’au 18 mai à l’Européen et du 22 mai au 1erjuin à la Cigale. Complet. 

UNE «DÉGUSTATION» RÉUSSIE AVEC ISABELLE CARRÉ ET BERNARD CAMPAN 

Saluée par le Molière de la comédie, cette pièce est à déguster sans modération.  Signée Ivan Calbérac («L’étudiante et Monsieur Henri», «Venise n’est pas en Italie»), ce texte aux répliques savoureuses,  aux rires continus et aux personnages attachants réunit, en prime, Isabelle Carré et Bernard Campan, dix-huit ans après s’être donné la réplique dans « Se souvenirs des belles choses ». 

Jusqu’au 16 juin, «La dégustation», Théâtre de la Renaissance, Paris.   

«LE CANARD À L’ORANGE» : LA COMÉDIE AUX SEPT NOMINATIONS mais un Molière

Avec sept nominations mais un seul Molière, décroché par François Vincentelli (Hard) dans la catégorie second rôle, c’est la candidate malheureuse de cette édition 2019. Il n’en reste pas moins que cette comédie de boulevard sur fond d’adultère signée William Douglas Home est toujours à l’affiche et enchaîne drôleries et bons mots, interprétés avec panache et fantaisie par Nicolas Briançon et Anne Charrier.

Jusqu’au 2 juin, «Le canard à l’orange», Théâtre de la Michodière, Paris. 

«CHANCE !» LA COMÉDIE MUSICALE DÉJANTÉE 

Elle a raflé le Molière du spectacle musical au nez de « Chicago». Comédie musicale déjantée «Chance !» est toujours à l’affiche du théâtre de la Bruyère et plonge les spectateurs dans un cabinet d’avocat pas vraiment comme les autres. Et pour cause les salariés chantent, dansent et espèrent gagner au loto plutôt que de travailler, faisant de ce spectacle un show haut en couleur original. 

Jusqu’au 30 juin, «Chance !», Théâtre de la Bruyère, Paris.  

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