Natacha Régnier : «Cannes reste un magnifique cadeau»

Dans le film «Une part d'ombre», Natacha Régnier donne la réplique à Fabrizio Rongione. Dans le film «Une part d'ombre», Natacha Régnier donne la réplique à Fabrizio Rongione. [© Destiny Films]

Dans le thriller psychologique «Une part d’ombre» de Samuel Tilman, qui sort en salles le 22 mai, Natacha Régnier incarne une femme dont la vie vacille. Un rôle que l’actrice belge, sacrée au Festival de Cannes en 1998, a immédiatement aimé.

Quand David (Fabrizio Rongione), son mari et le père de ses enfants, est soupçonné de meurtre à leur retour de vacances, Julie est plongée en plein dilemme, tiraillée entre son amour pour lui et la colère qui l’anime.

Surtout quand certains proches commencent à avoir des doutes. Ce scénario qui privilégie l’aspect psychologique aux interventions musclées de la police, a donné envie à Natacha Régnier de s’engager dans ce nouveau projet cinématographique.

Pourquoi avoir de participer à ce film ?

Je connaissais le travail de Samuel Tilman, que ce soit en tant que réalisateur, auteur ou producteur, et j’ai tourné trois films avec Fabrizio Rongione. C’est un camarade de longue date. Quand j’ai découvert le scénario, ma curiosité était déjà aiguisée. Cela me plaisait de partir avec la bande. J’ai trouvé que mon personnage avait quelque chose de différent des autres. Julie pense qu’elle est gâtée par la vie, puis tout bascule. Elle essaie d’assumer la situation, tout en apprenant une vérité qui l’angoisse. J’aimais qu’elle garde cette dignité et ne nie pas leur passé commun.

Comment s’est déroulé le tournage ?

Avant de tourner, Samuel Tilman nous a réunis à Bruxelles pour des lectures. Nous avons inventé une histoire à chacun des personnages. Cela a créé une belle complicité que nous avons retrouvée sur le tournage. Samuel Tilman nous faisait jouer les scènes en alternant plusieurs émotions très différentes pour pouvoir doser au montage. Si certaines répliques étaient très écrites, il a rajouté de l’improvisation. C’était un tournage très joyeux.

J'aime que les réalisateurs me surprennent.

Comment choisissez-vous vos rôles ?

En fonction du réalisateur et l’envie de suivre son univers et son regard. Le jeu d’acteur porte sur le lâcher-prise et la confiance pour laisser émerger des émotions qui peuvent nous étonner. J’aime que l’on vienne me chercher pour des projets, que l’on me surprenne. Ensuite, je lis le scénario, m’interroge dessus ou sur mes partenaires.

Avez-vous justement des projets à la télévision ou sur grand écran ?

Je viens de finir le tournage d’un épisode de la série «Mongeville», et je vais bientôt repartir sur la saison 3 des «Bracelets rouges».

En 1998, vous receviez le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour votre performance dans «La vie rêvée des anges» d’Erick Zonca. Alors que la 72e édition bat son plein, que représente cette grand-messe du cinéma pour vous ?

Cannes, c’est la genèse de ma carrière. Un souvenir rempli de douceur. En ayant obtenu ce prix, ma vie a basculé et j’ai été accueillie de manière flamboyante dans ce métier. On m’a proposé beaucoup de projets par la suite, et j’en suis très reconnaissante. Ce travail me donne une colonne vertébrale et chaque nouveau projet me réjouit. C’est grâce à Cannes que ce mouvement a été insufflé. Cela restera un cadeau magnifique.

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