Festival de Cannes : un premier bilan positif à mi-parcours

La cérémonie de clôture se tiendra le 25 mai et sera diffusée en clair et en direct sur Canal+. La cérémonie de clôture se tiendra le 25 mai et sera diffusée en clair et en direct sur Canal+. [© Alberto PIZZOLI / AFP]

Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, avait annoncé une sélection «politique et romantique» avec sa pluie de stars. A mi-parcours, les promesses sont tenues.

En 2018, le festival avait essuyé de nombreuses critiques quant à sa sélection jugée trop sélective, son manque d'Américains sur le tapis rouge et la mise en place de règles trop strictes pour les journalistes.

La 72e édition cannoise qui s'est ouverte le 14 mai, redonne le sourire aux festivaliers. La première semaine fut marquée, entre autres, par le casting cinq étoiles (Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton...) de «The dead don’t die» de Jim Jarmusch présenté en ouverture, les larmes de Sir Elton John à l’issue de la projection hors compétion du biopic «Rocketman», et la standing-ovation pour Claude Lelouch, Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant venus pour «Les plus belles années d'une vie», cinquante-trois après la Palme d'or pour «Un homme et une femme». 

De l'émotion, il y en a eu aussi pour le monstre sacré du cinéma, Alain Delon. Bouleversé, il a reçu dimanche sa Palme d'or d'honneur des mains de sa fille Anouchka, et a tenu à remercier le public pour son amour pendant soixante-deux ans, faisant fi des accusations lancées à son encontre par des associations féministes.

Des œuvres fortes et engagées

En lice pour la Palme d’or, le réalisateur français d’origine malienne Ladj Ly a frappé fort avec son premier film, «Les misérables». Une chronique sociale sur les banlieues, voulu comme un «cri d’alerte» par son auteur, tout comme le très réussi «Sorry we missed you» de Ken Loach - un habitué du festival - sur l’uberisation du travail. 

Si Jean Dujardin, qui a remporté le prix d’interprétation masculine pour The Artist en 2011, a séduit à la Quinzaine des réalisateurs dans la nouvelle comédie déjantée de Quentin Dupieux, «Le Daim», Pedro Almodovar fait figure de favori pour - enfin - décrocher le Graal.

Pour sa sixième nomination, l’Espagnol a conquis les festivaliers avec son autofiction «Douleur et gloire» incarnée par son acteur fétiche, Antonio Banderas, qui signe une performance d’une grande justesse. Il devra néanmoins se méfier de Céline Sciamma qui a été longuement applaudie à la fin de la projection du«Portrait de la jeune fille en feu», un drame en costumes avec Adèle Haenel.

Difficile de dire encore si 2019 sera l'un des meilleurs crus de cette dernière décennie, tant cette deuxième semaine devrait encore réserver de belles surprises. Sur le tapis rouge, sont notamment attendus les frères Dardenne («Le jeune Ahmed», ce lundi, en compétition), Quentin Tarantino («Once upon a time... in Hollywood»), Xavier Dolan («Matthias et Maxime»), Abdellatif Kechiche («Mektoub, my love : Intermezzo»), et l’acteur américain Sylvester Stallone qui dévoilera en exclusivité les premières images de «Rambo V : Last blood» dans le cadre d’une séance spéciale.

La cérémonie de clôture se tiendra le 25 mai et sera animée par le comédien Edouard Baer. Les téléspectateurs pourront la suivre en direct et en clair sur Canal+.

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