«Le Patient», un thriller graphique palpitant signé Timothé Le Boucher

La couverture de la BD n’est pas sans rappeler le film d'Hitchcock, « Les oiseaux ». La couverture de la BD n’est pas sans rappeler le film d'Hitchcock, « Les oiseaux ». [©Glénat]

Dans les méandres des souvenirs. Après le succès de son roman graphique «Ces jours qui disparaissent», dont une adaptation au cinéma est en cours, Timothé Le Boucher récidive avec «Le patient», un thriller psychologique de haute volée explorant le rapport à l’autre, la notion du temps qui passe, de l’identité et de la mémoire.

Dans ce nouvel album, qui compte pas moins de 300 pages, on y suit la longue thérapie de Pierre Grimaud, 21 ans, unique rescapé de la tuerie sanglante de toute sa famille, baptisée par la presse le «massacre de la rue des Corneilles».

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A son réveil, après plusieurs années de coma, l’adolescent de 15 ans qu’il était au moment des faits est pris en charge par la psychologue Anna Kieffer, spécialiste des questions de criminologie et de victimologie. Paralysé, amnésique et en proie à des hallucinations, Pierre évoque la présence mystérieuse d’un «homme en noir» qui hante ses rêves.

Pour le libérer de ses démons et éclaircir les circonstances du drame, Anna tente de stimuler sa mémoire grâce à des séances thérapeutiques d’hypnose. Mais page après page, leurs relations médecin-patient deviennent plus étroites.

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Un jeu de séduction et de manipulation s’installe entre les deux protagonistes, semant un trouble vertigineux quant au rôle de chacun, au point de ne plus savoir qui est la véritable victime de ce sombre scénario.

Dans un décor hospitalier, Timothé Le Boucher, un couteau à la main, prend au piège le lecteur jusqu’à la dernière page, aidé par un dessin inspiré du manga, aux traits joliment épurés, et laissant parler les regards.

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«Le Patient», Timothé Le Boucher, éd. Glénat.

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